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La confiance des investisseurs s’effrite

18 juillet 2006 | Commenter

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(19-07-2006)Deux sondages montrent que la confiance des investisseurs s’effrite, tant pour ce qui est des perspectives de croissance de l’économie que du rendement des placements.

D’abord, l’indice mondial de confiance des investisseurs de Marchés mondiaux State Street a reculé de 7 % en juillet. Il se situe à 84,3 points, alors qu’il était de 90,5 le mois précédent. State Street explique ce fléchissement par le fait que les investisseurs institutionnels semblent avoir profité du calme relatif des marchés depuis le début de juillet pour réduire les risques de leurs portefeuilles.

State Street constate que la confiance des investisseurs a connu une forte reprise au cours des derniers mois, après avoir atteint ses niveaux les plus bas en début d’année. Or, rappelle la firme de Boston, une amélioration de la confiance « n’est pas susceptible de renverser la tendance baissière sur le marché des actions, telle qu’elle se manifeste cette année ».

Les investisseurs nord-américains ont pesé de tout leur poids sur l’indice. En juillet, leur niveau de confiance s’est fixé à 99,1, en baisse de 7 % sur le mois précédent. « Les investisseurs américains ont été confrontés à une grande diversité d’opinions quant à l’évolution de l’économie américaine et aux mesures que prendra la Réserve fédérale, et cette incertitude se traduit par la récente volatilité observée dans leurs niveaux de confiance », explique State Street. Cette morosité tranche avec l’attitude des investisseurs asiatiques et européens, dont le niveau de confiance est pratiquement demeuré inchangé.

L’autre sondage, mondial lui aussi, a été mené par Merrill Lynch auprès de quelque 400 gestionnaires de fonds. En gros, les personnes interrogées prévoient un ralentissement du taux de croissance de l’économie mondiale de même que la détérioration des bénéfices des entreprises.

Plus précisément, 67 % des professionnels sondés croient que l’économie souffrira d’un léger ralentissement au cours des 12 prochains mois. Pour 5 % des participants, la décélération sera raide. Il s’agit d’un revirement notable par rapport au dernier sondage de Merrill Lynch. En avril dernier, seulement 39 % des gestionnaires pensaient que l’économie ralentirait légèrement, et à peine 1 % d’entre eux s’attendaient à un atterrissage brutal.

Malgré le pessimisme ambiant, les gestionnaires, dans l’ensemble, n’envisagent pas de récession à court terme.

Pour ce qui est des bénéfices des entreprises, les participants au sondage ont indiqué que si le prix du pétrole brut franchit les 80 $US le baril, cela aura un impact négatif significatif sur la rentabilité des entreprises. Près de 60 % des personnes interrogées estiment que les profits vont diminuer légèrement au cours des 12 prochains mois, alors que 6 % d’entre eux anticipent une baisse prononcée.

Devant de tels résultats, Merrill Lynch se demande si on n’a pas affaire à un important signal contrarian. La maison de courtage fait remarquer que les niveaux de liquidités des portefeuilles sont très élevés, que l’aversion au risque l’est autant et que le pessimisme des gestionnaires atteint des sommets. Selon elle, il s’agit d’ingrédients favorisant une reprise solide des cours boursiers si jamais une série de nouvelles positives tombaient sur les fils de presse.

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