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La dette étudiante, un problème épineux

1er novembre 2011 | Ronald McKenzie | Commenter

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En ce Mois de la littératie financière, soulignons que vos clients qui ont des enfants aux études doivent affiner leur plan financier, à défaut de quoi ceux-ci pourraient entamer leur vie active avec deux prises contre eux.

Mardi, le quotidien La Presse rapportait que le tiers des étudiants canadiens terminaient leurs études universitaires avec une dette de 20 000 $ et plus. Il y a 10 ans, seulement 20 % des étudiants se trouvaient dans cette situation.

Au Québec, la situation n’est pas plus rassurante, car 65 % des étudiants s’endettent de 14 000 $ à la fin d’un baccalauréat de trois ans, indique une recherche dévoilée récemment par la Fédération étudiante universitaire du Québec.

Dans la Belle Province, les étudiants ont des problèmes d’argent dès le cégep, surtout s’ils suivent leur formation à l’extérieur de leur ville ou s’ils prennent plus de temps pour le faire. « C’est inquiétant à mes yeux, car lorsqu’ils arrivent pour faire leur baccalauréat à l’université, certains sont déjà passablement endettés », a indiqué Jacques Hamel, professeur en sociologie à l’Université de Montréal, en entrevue à La Presse.

Pour boucler leur budget, un grand nombre d’étudiants doivent cumuler à la fois des prêts étudiant, familial et personnel pendant leurs études. Pas étonnant que l’on recense beaucoup de faillites personnelles liées à ces questions. En 2009-2010, le ministère de l’Éducation en a dénombré 1564, comparativement à 1267 en 2001-2002, tous niveaux d’enseignement confondus.

Le moyen privilégié de financer les études des enfants reste le régime enregistré d’épargne-études (REEE).

Cependant, vous devrez mettre de l’énergie pour en vanter les mérites auprès de vos clients. En juillet 2010, une étude de CGA-Canada démontrait que les Canadiens étaient loin de profiter de tous les avantages que recèlent les REEE, et ce, par manque de compréhension et de sensibilisation.

CGA-Canada constatait que les familles à faible revenu étaient moins sensibilisées aux REEE et tiraient moins partie de ses possibilités que les familles à revenu élevé. « Les efforts actuels du gouvernement pour combler cet écart ne semblent pas avoir un effet durable. En effet, alors que les Canadiens se voient offrir un moyen unique d’aider leurs enfants à accéder à des études supérieures, les taux d’utilisation demeurent insatisfaisants », notait alors CGA-Canada.

Apparemment, c’est vous, les conseillers, qui devez convaincre vos clients que les REEE sont nécessaires s’ils veulent que leurs enfants commencent leur vie professionnelle du bon pied.

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