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La devise américaine est à la baisse, mais loin d’être déchue

17 octobre 2007 | Commenter

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Les investisseurs canadiens dont le portefeuille est affecté par la dégringolade du dollar américain ne devraient pas s’en faire outre mesure, rapporte Advisor.ca. En effet, une étude de la firme Standard & Poor’s montre que le dollar US demeure la plus importante devise au monde et qu’elle le restera de nombreuses années encore.

Pour Standard & Poor’s, les investisseurs seraient mal avisés de se défaire de leurs titres libellés en dollars US. Si la valeur du billet vert a considérablement baissé au cours des 12 derniers mois, celui-ci demeure encore la devise la plus cotée au monde.

Toutes les exportations acheminées vers les États-Unis sont libellées en dollars US. Un grand nombre de fonds communs sont composés d’actions américaines et d’effets libellés en dollars du pays de l’oncle Sam. Le billet vert est la dénomination utilisée dans 86,3 % des transactions de change mondiales, selon la Banque des règlements internationaux, qui supervise les transactions sur les marchés étrangers.

Même si elle montre des signes de faiblesse, l’économie américaine est encore la plus importante au monde. Son PIB compte pour 27 % de la richesse mondiale. C’est plus que ce que valent ensemble les PIB des trois autres grandes économies qui la suivent, soit le Japon, l’Allemagne et la Chine.

« Sans le statut dont jouit le dollar américain, les États-Unis n’auraient pas accès au financement externe. Les taux d’intérêt devraient être augmentés afin d’accroître l’épargne interne, ce qui ralentirait la croissance en deçà de son potentiel », croit l’analyste Nickola G. Swann, auteur de l’étude.
 
Une fois la crise du crédit résorbée aux États-Unis, le dollar US devrait reprendre de la vigueur, dit Benjamin Reitzes, analyste à BMO Marchés des capitaux. Ce renforcement sera un baume pour les milliers d’investisseurs canadiens qui ont des comptes en dollars US. Par contre, ceux qui ont concentré leurs positions en titres canadiens perdront au change. Pour l’expert, cela montre la nécessité de protéger(hedge)les portefeuilles que l’on cherche à diversifier à l’étranger.

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