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La génération la plus riche

29 février 2016 | La rédaction | Commenter

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Jeunes_generation_X_Y_425Ce ne sont pas les baby-boomers, mais plutôt les jeunes trentenaires qui forment la génération la plus riche de l’histoire du pays, selon CBC.

Le réseau anglais de Radio-Canada a fait cette découverte en mettant la main sur un rapport confidentiel du ministère fédéral des Finances datant de septembre 2015, obtenu en vertu de la Loi sur l’accès à l’information.

Souvent associés, à tort, au travail précaire et aux dettes d’études, les Canadiens âgés de 28 à 34 ans en 2012 était alors, au contraire, les plus prospères de l’histoire du pays.

« Les jeunes Canadiens […] nés dans la première moitié des années 80 avaient en moyenne un actif net de presque 93 000 $ chacun. En comparaison, les générations précédentes de jeunes Canadiens avaient en moyenne un actif net d’environ 60 000 $ chacun — soit 35 % de moins, une fois l’inflation ajustée », peut-on lire dans le rapport.

Voici les actifs nets moyens associés aux 28 à 34 ans depuis 1977 :

Année Actif net moyen des 28-34 ans
1977 (nés entre 1943 et 1949) 59 968 $
1984 (nés entre 1950 et 1956) 60 188 $
1999 (nés entre 1965 et 1971) 59 463 $
2005 (nés entre 1971 et 1977) 57 802 $
2012 (nés entre 1978 et 1984) 92 973 $

Source : Radio-Canada

Les jeunes trentenaires canadiens ont été moins affectés par la crise de 2008 que leurs semblables des États-Unis, du Royaume-Uni et de l’Australie, « où les jeunes générations ne sont plus systématiquement plus riches que leurs parents », révèle le rapport.

PAS SEULEMENT L’IMMOBILIER

La hausse importante des prix de l’immobilier résidentiel au cours de la dernière décennie n’explique pas à elle seule cette croissance inégalée de la richesse chez les trentenaires.

« Les jeunes générations de Canadiens épargnent aussi davantage que leurs aînés », lit-on sur le site de Radio-Canada.

De plus, les Canadiens âgés de 28 à 34 ans en 2012, en général plus scolarisés, jouiraient de revenus plus élevés que les générations précédentes.

Enfin, contrairement à la croyance répandue, les dettes d’étude ne joueraient qu’un « rôle mineur ».

Toutefois, cette richesse relative n’est pas distribuée également parmi ces jeunes, note CBC, « avec des gains plus importants au sommet de la pyramide de distribution des revenus ».

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