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La Laurentienne secouée en Bourse

12 décembre 2013 | Ronald McKenzie | Commenter

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L’action de la Banque Laurentienne a fléchi de près de 5 % mercredi à Toronto. Les investisseurs n’ont été impressionnés ni par les résultats du 4e trimestre ni par la hausse annoncée de 2 % du dividende sur les actions ordinaires.

La plus petite des grandes banques canadiennes a vu sa rentabilité chuter de 40 % à 27,1 millions de dollars au cours de la période. L’inscription de charges de 16 millions de dollars liées aux coûts de restructuration et aux frais d’acquisition de la Fiducie AGF explique ce recul. Les provisions pour mauvaises créances ont augmenté de 2 à 10 millions de dollars.

Excluant les éléments non récurrents, le bénéfice par action s’est élevé à 1,30 $, ratant de 0,01 $ les prévisions des analystes.

Dans la description de ses objectifs pour 2014, la Banque Laurentienne a indiqué que le contexte persistant de taux d’intérêt très bas et de désendettement des consommateurs constitue un défi. En effet, il « devrait freiner temporairement la croissance du revenu net d’intérêt », qui représente les deux tiers du revenu total de la banque.

En outre, la croissance anticipée des coûts imputable à la hausse des coûts des régimes de retraite et aux investissements continus qui seront réalisés en 2014 relativement aux initiatives stratégiques et aux exigences réglementaires « devrait également, à court terme, exercer des pressions sur les dépenses ».

Le plan d’affaire à moyen terme de la Laurentienne comprend les stratégies suivantes :

* Faire croître sa filiale B2B Banque pour en faire la banque dominante pour la communauté des conseillers financiers au Canada.

* Accroître sa présence dans les services bancaires commerciaux, grâce à une offre ciblée de produits, comme le crédit-bail et d’autres solutions bancaires, à des créneaux de marché.

* Poursuivre le développement de son offre virtuelle.

* Accroître sa présence à l’échelle du Canada.

* Mettre en œuvre l’approche fondée sur les notations internes avancée et optimiser ses fonds propres réglementaires.

Le but est d’atteindre les cibles suivantes :

* Accroître le bénéfice net par action de 5 % à 10 % d’un exercice à l’autre.

* Ramener graduellement le ratio d’efficacité sous la barre des 68 %.

* Générer un levier d’exploitation positif.

* Maintenir des ratios de fonds propres solides supérieurs aux exigences réglementaires.

« Compte tenu des défis entourant l’évolution rapide du contexte d’affaires et des exigences réglementaires, nous continuerons de mettre en œuvre des stratégies visant à maximiser le levier d’exploitation à l’avenir, tout en nous concentrant sur la croissance rentable, le contrôle des coûts et l’optimisation des activités de la Banque, et en réalisant les synergies découlant des acquisitions que nous avons réalisées », a commenté Réjean Robitaille, président et chef de la direction de l’institution montréalaise.

Le titre de la Banque Laurentienne a terminé la journée à 44,98 $, en baisse de 2,19 $.

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