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La Laurentienne veut accroître son empreinte hors du Québec

7 mars 2014 | La rédaction | Commenter

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La Banque Laurentienne estime que l’atteinte de ses objectifs en 2014 passe par une croissance à l’extérieur du Québec, notamment dans les secteurs des prêts aux entreprises ainsi que des hypothèques, rapporte La Presse canadienne.

Réjean Robitaille, son président et chef de la direction, a expliqué mercredi que l’institution désirait être plus présente dans certains secteurs de l’économie canadienne. « Nous avons mis en place des initiatives afin de diversifier nos portefeuilles », a-t-il précisé.

La banque établie à Montréal désire asseoir sa croissance sur les prêts commerciaux dans les domaines de l’énergie renouvelable, la santé ainsi que les partenariats public-privé.

Huitième institution en importance au Canada en ce qui a trait à sa valeur boursière, la Laurentienne emploie près de 3800 personnes. Elle est également présente en Ontario, en Alberta et en Colombie-Britannique.

Réjean Robitaille a précisé que le reste du Canada représentait environ 40 % du portefeuille des prêts.

La Laurentienne avait accentué son empreinte dans le reste du pays en 2012 en faisant notamment l’acquisition de la Compagnie de Fiducie AGF, établie à Toronto, pour 415,5 millions.

Un bon début d’année

Au 1er trimestre, l’institution québécoise a vu son bénéfice net grimper de 8 %, à 35,5 millions, ou 1,16 $ l’action, par rapport à 32,78 millions, ou 1,07 $ l’action, au trimestre correspondant de 2013.

Pour la période qui s’est terminée le 31 janvier dernier, ses revenus ont été de 216,1 millions, en hausse de 1 % comparativement à 213,9 millions pour la même période l’an dernier.

Sur une base ajustée, son bénéfice a été de 39,26 millions, ou 1,29 $ l’action, soit une performance similaire à celle de 39,16 millions, ou 1,30 $ l’action, enregistrée au même trimestre en 2013.

Pour la banque, cette situation s’explique par un contexte où la compression des marges et le désendettement des consommateurs « continuent de constituer un défi ».

De leur côté, les provisions pour pertes sur prêts ont bondi de 31 %, pour atteindre 10,5 millions au 1er trimestre. Au trimestre correspondant de 2013, elles avaient été de huit millions.

Les pertes sur prêts hypothécaires commerciaux et prêts commerciaux ont augmenté de 6,8 millions d’un exercice à l’autre pour s’établir à 5,4 millions au 1er trimestre 2014.

Craintes pour la qualité du crédit

Selon Michel Lauzon, chef de la direction financière de la Laurentienne, le crédit de l’institution demeure fort et devrait profiter des conditions favorables au Canada.  Toutefois, « il pourrait y avoir une petite augmentation des pertes à mesure que l’année progressera », a-t-il prévenu.

Michael Goldberg, de Desjardins Marchés des capitaux, estime pour sa part que les résultats de la banque québécoise répondent aux attentes. Mais cela n’empêche pas l’analyste d’exprimer des craintes par rapport à la qualité du crédit.

« Sauf pour les provisions pour pertes sur prêts, l’impact des résultats du 1er trimestre est neutre, écrit-il dans un rapport. Toutefois, la qualité des prêts [de l’institution] soulève des questions. »

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