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La migration vers le numérique devient incontournable

23 juin 2014 | Yves Rivard | Commenter

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Le tout numérique serait un incontournable pour toute société de gestion de patrimoine qui désire poursuivre ses  activités et éviter le déclin découlant de la perte de clients. C’est ce qu’avance le Rapport 2014 sur la richesse dans le monde en faisant de la performance des services numériques les nouvelles balises de la survie et de la croissance.

Le document, publié conjointement par RBC Management et CapGemini, révèle que « près de deux tiers des personnes fortunées (qui possèdent au moins 1 M$ d’actifs investissables, exception faite des résidences principales et biens de consommation durables) souhaitent communiquer principalement par voie numérique avec leur gestionnaire de patrimoine d’ici cinq ans, et envisageraient de quitter leur société de gestion actuelle si elle n’est pas en mesure de leur offrir leurs services sur tous les canaux ».

Ces données refléteraient une tendance mondiale, particulièrement marquée dans les  marchés émergents. Les répondants qui souhaitent être servis par voie numérique sont 82 % en Asie-Pacifique (sauf Japon), 74 % au Moyen-Orient/Afrique, 70 % en Amérique du Sud et 58 % en Amérique du Nord.

En outre, 55 % de ceux possédant plus de 20 M$ d’actifs investissables et 74 % de ceux détenant de 10 à 20 M$ s’attendent à une communication « principalement numérique avec leur gestionnaire de patrimoine d’ici cinq ans ». Le document relève que cette demande serait plus forte chez les fortunés de moins de 40 ans.

À hauteur de 80 %, les fortunés de moins de 40 ans « envisageraient de quitter leur gestionnaire de fortune si celui-ci n’était pas en mesure d’offrir leurs services sur tous les canaux », tandis qu’ils sont 57 % chez les plus de 40 ans.

Informations, transactions, interactions

Au nombre des raisons justifiant un tel changement des méthodes et pratiques, on note que « les individus fortunés donnent la priorité aux services numériques qui privilégient l’accès à l’information, par exemple l’actualisation de leur portefeuille ou les recherches de placement, sur internet plutôt que par un rendez-vous physique ou une conversation téléphonique. Ils préfèrent également les prestations sur Internet lorsqu’il s’agit d’effectuer des transactions, une préférence qui prédomine chez les individus fortunés d’Amérique du Nord et d’Asie-Pacifique (à  l’exception du Japon) ».

Les fortunés réserveraient le contact en personne ou les échanges téléphoniques aux discussions importantes avec leur gestionnaire de patrimoine, notamment quand vient le temps d’obtenir des conseils. Cependant, la demande plus grande de services numériques chez les moins de 40 ans devrait changer cette situation à l’avenir.

Le rapport souligne les nombreux bénéfices du numérique pour les sociétés de gestion. « Les sociétés qui réussiront leur transition vers le numérique pourront renforcer leurs liens avec leurs clients, réduire les tâches administratives des gestionnaires de patrimoine, faire des économies considérables, se construire une réputation de partenaire visionnaire, et ainsi améliorer l’expérience du client et le fidéliser ».

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