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La moitié des étudiants craignent de manquer d’argent

18 août 2015 | La rédaction | Commenter

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La rentrée scolaire n’est décidément pas la période la plus reposante de l’année pour les étudiants. Du moins, financièrement parlant…

Après un premier sondage qui révélait la semaine dernière qu’un grand nombre d’étudiants s’inquiétaient de leurs perspectives d’emploi, une deuxième enquête, de la Banque CIBC cette fois, constate que près de la moitié des étudiants canadiens craignent d’être confrontés à des problèmes financiers au cours de la prochaine année d’étude.

Plus précisément, 48 % des 992 étudiants de niveau postsecondaire interrogés s’inquiètent de leur capacité à payer les frais de scolarité et de subsistance pour leur prochaine année d’étude ou à rembourser les dettes liées à leurs études. À ce sujet, 36 % des répondants s’attendent à devoir 25 000 $ ou plus lorsqu’ils obtiendront leur diplôme.

De plus, 37 % des étudiants se disent préoccupés à l’idée de trouver un emploi bien rémunéré après l’obtention de leur diplôme.

« Bien que de nombreux étudiants soient obligés de contracter des dettes pour payer les frais de scolarité et les livres, il est important d’éviter d’augmenter ces dettes en planifiant un budget réaliste qui tient compte des besoins actuels ainsi que de la vie après l’obtention du diplôme », soutient Christina Kramer, vice-présidente à la direction, Services bancaires de détail et Services bancaires aux entreprises à la CIBC.

SOUTIEN DES PARENTS EN BAISSE

Quelles sont les dépenses totales engendrées par une année d’étude postsecondaire? Entre 10 000 et 30 000 $, selon la majorité des étudiants sondés (54 %). Et si leur niveau d’anxiété est particulièrement élevé en cette veille de rentrée scolaire, c’est peut-être parce qu’ils craignent que leurs parents les soutiennent moins financièrement cette année. En effet, les étudiants estiment que leurs parents devraient payer en moyenne 22 % de leurs frais de scolarité et des dépenses liées à leurs études, une forte baisse par rapport à 33 % l’an dernier.

Par ailleurs, 37 % des étudiants ne sont pas certains de pouvoir gérer leurs finances après la fin de leurs études et 19 % estiment qu’ils seront incapables de subvenir à leurs besoins financièrement.

« Si un étudiant pense qu’il contrôle mal ses finances, il devrait en parler à ses parents ou à un conseiller financier, ou au deux », estime Mme Kramer, qui conseille aux étudiants (et à leurs parents) d’établir un plan d’études et d’épargne, de créer un budget, de faire un suivi serré des dépenses pendant l’année scolaire et de profiter des offres de services bancaires conçues pour les étudiants.


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