A A A
Certificat

La planification successorale, la grande oubliée

20 octobre 2015 | La rédaction | Commenter

  • commenter
  • envoyer
  • imprimer

À peine plus d’un adulte québécois sur deux (54 %) a rédigé un testament, selon un récent sondage réalisé par Desjardins Gestion de patrimoine.

Questionnée par Le Journal de Québec dans son édition de vendredi, Angela Iermieri, planificatrice financière au Mouvement, n’est pas étonnée de ce résultat.

« La planification successorale est l’un des aspects les moins valorisés par les gens dans leur planification financière personnelle », explique-t-elle au quotidien, ajoutant que nombre de particuliers ne prennent pas le temps de s’y consacrer ou qu’ils ont d’autres priorités, comme payer les études de leurs enfants.

UN HÉRITAGE MOYEN DE 220 000 $

En revanche, le sondage montre que les trois quarts des répondants (77 %) trouvent « très important » ou « assez important » de laisser un héritage à leur famille.

Résultat, les Québécois interrogés prévoient laisser 220 000 dollars en moyenne à leurs proches et ils estiment qu’ils hériteront, de leur côté, d’environ 150 000 dollars.

Toutefois, souligne Desjardins, pour être en mesure de léguer des actifs, il convient de protéger son patrimoine familial et de bien planifier sa succession. Avant de rédiger un testament, l’institution financière conseille donc à chacun de dresser l’inventaire de ses biens, ainsi que celui de ses actifs et passifs.

NE PAS PÉNALISER L’HÉRITIER

« Quand quelqu’un décède, ses biens sont réputés vendus et il doit payer de l’impôt avant de les céder à ses héritiers », précise Angela Iermieri au Journal de Québec. Dans ce cas, pour permettre de réaliser un partage équitable au moment de la succession, mieux vaut avoir au préalable évalué la valeur nette des actifs.

L’impôt qu’une personne disparue doit acquitter sur le gain en capital réalisé sur un chalet, par exemple, peut être difficile à assumer pour un héritier, détaille le Journal. En effet, s’il ne dispose pas de fonds suffisants, il peut être contraint de le mettre en vente.

« Prendre une police d’assurance vie est un moyen de régler la facture d’impôt sans pénaliser un héritier. Il y des solutions mais on doit y penser avant », conclut Angela Iermieri.

La rédaction vous recommande : 

Loading comments, please wait.