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Épargne

La pleine retraite est-elle en voie de disparition?

1er mai 2015 | La rédaction | Commenter

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Si bon nombre de travailleurs et travailleuses savent parfaitement bien ce qu’ils feront de leur quotidien une fois à la retraite, un nombre croissant d’entre eux se dit pessimiste quant à la possibilité d’atteindre cette étape de leur vie. Selon un sondage mené en ligne par HSBC, plus de 50 % des Canadiens n’y croient pas ou plus. Ou du moins, pas complètement.

Le plein travail actuel assure-t-il la pleine retraite future? Le fait de se retirer du marché du travail progressivement ou plus tard dépend-il d’un choix personnel ou d’une réalité économique?

Lorsqu’interrogés sur leur vision actuelle de la prise de retraite, 45 % des Canadiens sondés croient passer par une phase de semi-retraite avant de pouvoir se retirer définitivement. Selon l’étude, la moyenne internationale à cet égard se situe à 26 %.

En sondant l’opinion des travailleurs qui en sont à l’étape de la planification de la semi-retraite, HSBC a appris que 57 % d’entre eux souhaitent conserver le même emploi, mais 35 % envisagent un changement de carrière. Dans les deux cas, la diminution des heures de travail était nécessaire.

D’autres (15 %) estiment ne jamais pouvoir quitter complètement le marché du travail, soit 2 % de moins qu’en 2013.

Dette et retraite : une rime à éviter

La réalité économique, qui force de nombreux travailleurs à poursuivre leurs activités professionnelles au-delà de l’âge de la retraite, aurait pour nom l’endettement.

Selon HSBC, impossible d’envisager une épargne-retraite suffisante et un équilibre financier (règlement hypothécaire, etc.) dans une situation de dette lourde. Selon le rapport L’avenir de la retraite, paru plus tôt en 2015, 33 % des répondants canadiens précisent que leur capacité d’épargner a diminué par rapport à l’année précédente, la moyenne mondiale étant de 27 %.

Le même rapport souligne que les Canadiens ne s’inscriraient pas dans la mouvance internationale en se constituant un revenu de retraite autre que ceux découlant des régimes privés et publics. On note ainsi que 39 % prévoient financer en partie leur retraite par des placements immobiliers, un taux inférieur à la moyenne mondiale de 65 %.

Selon Statistique Canada, en mars dernier, le taux d’endettement des ménages par rapport au revenu disponible se chiffrait à 1,63 $ pour chaque dollar de revenu disponible, soit un pic record. Ce contexte serait redevable aux bas taux d’intérêt ayant stimulé la contraction de prêts, ce qui, en contrepartie, contribue à la hausse des prix des résidences.

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