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Économie

La réforme financière ne doit pas se faire en sacrifiant l’innovation

12 décembre 2014 | La rédaction | Commenter

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Soutenir les réformes financières mondiales visant à sécuriser le système financier, oui. Étouffer l’innovation, non. Voilà une des recommandations faites par le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen S. Poloz, à l’attention de l’Economic Club of New York, le 11 décembre dernier.

« Selon moi, cette innovation dans l’intermédiation financière est essentielle pour favoriser l’équilibre réglementaire entre le maintien de la stabilité financière, d’une part, et le soutien des forces concurrentielles sur le marché, d’autre part », a indiqué le gouverneur dans le cadre de son discours portant sur l’avenir du monde des finances.

IL a rappelé que le nouveau cadre réglementaire apporterait son lot de changements. « Il serait surprenant qu’au final l’offre de crédit ne soit pas réduite », a-t-il déclaré, ajoutant que ces obstacles au financement seront observables dans tous les secteurs : des fonds de lancement de nouvelles entreprises au crédit visant les PME, en passant par le financement des transactions commerciales et des infrastructures.

Coûts et contrecoups

« Sans les avantages de l’intermédiation financière novatrice, cette phase de reconstruction ne répondra pas aux attentes », a souligné M. Poloz, en faisant référence à l’actuelle reconstruction de l’économie mondiale ne pouvant se réaliser pleinement qu’à travers une croissance basée sur l’innovation et la création d’entreprises. Il soutient que deux autres années seront nécessaires afin que l’économie canadienne connaisse une croissance soutenue.

Le gouverneur Poloz perçoit la compétitivité comme une force pouvant changer la donne, notamment en vertu de la dynamique du nouveau contexte réglementaire, plus précisément en matière de financement de marché, de crédit privé, de capital de risque, de financement participatif et de nouvelles formules de partenariats public-privé.

Et si, au cours des derniers mois, les économistes et analystes ont été nombreux à relever les coûts importants liés à l’instauration de la nouvelle réglementation, jugée indispensable, M. Poloz a rappelé que ceux-ci sont peu élevés en comparaison de ceux découlant de la crise financière.

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