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Épargne

La retraite? Non, merci!

18 mai 2016 | La rédaction | Commenter

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retraite_travail_age_boomer_425Près de 20 % des Américains continuent d’occuper un emploi après 65 ans, révèlent les plus récentes données du Département fédéral du travail.

Il s’agit du nombre le plus élevé de personnes de cet âge encore actives à être enregistré aux États-Unis depuis le début des années 1960, c’est-à-dire avant l’instauration de Medicare, précise Bloomberg. L’agence attribue le phénomène au fait que nombre de baby-boomers arrivant à l’âge de la retraite choisissent de continuer à travailler.

De son côté, une étude de la Réserve fédérale montre que 27 % des 65 ans et plus prévoient continuer à exercer une activité professionnelle « aussi longtemps que possible », tandis que 12 % pensent même ne jamais s’arrêter.

UNE CONSÉQUENCE DE LA CRISE

Un sondage du Centre d’études panaméricain sur la retraite (Transamerica Center for Retirement Studies) indique en outre que trois retraités sur cinq ont été contraints de retarder leur départ de la vie active, dont la moitié pour des motifs financiers.

Plus inquiétant encore, six ménages américains sur dix ne disposent d’aucune épargne pour assurer leurs vieux jours.

Selon l’organisme, ce phénomène est dû aux effets dévastateurs de la crise financière de 2008 sur les plans d’épargne-retraite de cette tranche de la population.

LES DIPLÔMÉS PARTENT PLUS TARD

Interrogés sur les raisons pour lesquelles ils reportaient leur départ à la retraite, 60 % des sondés répondent que c’est pour continuer à percevoir leur salaire, tandis que 51 % affirment tout simplement ne pas avoir les moyens financiers de vivre sans travailler. À noter que les répondants pouvaient choisir plus d’une réponse.

Autre raison invoquée : plus du tiers des Américains (36 %) affirment qu’ils aiment leur travail ou qu’ils « souhaitent rester impliqués » dans la société.

Ce cas de figure est particulièrement fréquent parmi les titulaires de diplômes d’études supérieures, alors que les personnes moins scolarisées ont tendance à s’arrêter plus tôt.

LA RETRAITE DÉSAVOUÉE?

Par ailleurs, leur espérance de vie ayant nettement augmenté depuis 35 ans (de quatre à six ans pour les hommes; de un an et demi à plus de trois ans pour les femmes), beaucoup d’Américains estiment désormais qu’une carrière plus longue ne signifie pas nécessairement une retraite plus courte.

Enfin, chez beaucoup de nos voisins du Sud, le mot « retraite » ne semble plus être forcément synonyme de plaisir et de rêve. Ainsi, une étude publiée le mois dernier par l’Employee Benefit Research Institute observe que le nombre de personnes se disant « très satisfaites » de cette période de leur vie a chuté de 60,5 % en 1998 à 48,6 % en 2012.


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