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La révision de la loi 188 inquiète les associations de consommateurs

13 juin 2016 | La rédaction | Commenter

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peur_inquietude_stress_angoisse_client_hommeLa révision de la Loi sur la distribution de produits et services financiers (LDPSF, ou loi 188) ne touche pas que les conseillers, mais aussi leurs clients.

Dans une lettre ouverte publiée dans Le Droit la semaine dernière, Éliane Hamel et France Latreille, respectivement directrices générales d’Option consommateurs et de l’Union des consommateurs, soulignent les préoccupations que crée la révision de l’encadrement des services financiers et de l’assurance depuis plusieurs mois.

CONSÉQUENCES DES MAUVAIS CONSEILS

Les auteures se disent préoccupées par la protection des consommateurs qui font affaire avec des conseillers, et croient que la révision en cours est néfaste pour eux.

« Le marché des produits financiers est un domaine complexe. La plupart des consommateurs n’en saisissent pas toutes les subtilités. Un mauvais conseil financier peut être lourd de conséquences. Il peut entraîner la perte d’une part importante du patrimoine familial ou restreindre la capacité d’une personne à subvenir à ses besoins et à ceux de ses proches », peut-on lire dans la lettre.

RÔLE DE L’ÉTAT

Les défenderesses des consommateurs poursuivent en prônant une plus grande responsabilité de l’État concernant les mesures d’encadrement des services financiers, et plaident pour le maintien des structures (Autorité des marchés financiers, Chambre de la sécurité financière, etc.) qui les régissent présentement.

« Le système professionnel qui encadre les représentants en distribution de produits et services financiers agit présentement comme un rempart pour les consommateurs. Son abandon constituerait, à notre avis, un retour en arrière. Un système de protection recentré sur le seul principe de la bonne foi des institutions financières affaiblirait grandement la protection du public, plaçant parfois le représentant financier en porte-à-faux entre les intérêts du client et ceux de l’employeur », disent-elles.

SERVICES EN LIGNE

Les deux femmes s’interrogent également sur la démocratisation des services financiers en ligne, qui ne doit pas se faire à n’importe quel prix.

« En permettant la distribution en ligne sans aucune intervention d’un représentant certifié responsable de ses actes, combien de consommateurs achèteront un produit dont ils ne connaissent pas les modalités souvent complexes? », demandent-elles.

Mmes Hamel et Latreille terminent leur lettre avec la question à 100 $ : « Pourquoi changer tout cela? »

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