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Justice

La saga judiciaire contre Alain Péloquin et Isabelle Cantin se poursuit

10 novembre 2014 | La rédaction | Commenter

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L’ordonnance de blocage qui perdure depuis 2011 contre Alain Péloquin et d’Isabelle Cantin a été renouvelée jeudi pour une période de 120 jours par le Bureau de décision et de révision (BDR).

Concrètement, elle leur impose de ne pas, directement ou indirectement, se départir de fonds, titres ou autres biens qu’ils détiennent ou dont ils ont la garde ou le contrôle. Rappelons qu’Alain Péloquin fait face à de graves accusations : complot, fraude, recyclage de produits de la criminalité et gangstérisme. Quant à Isabelle Cantin, elle est accusée de recyclage de produits de la criminalité.

Cet individu aurait mis sur pied une arnaque à la Ponzi autour d’un faux commerce de biens saisis par le gouvernement fédéral, prétendûment offerts aux consommateurs avant qu’ils ne soient mis en vente aux enchères.

Péloquin et ses acolytes Isabelle Cantin, Stéphane Auclair et Jean-Luc Flipo auraient recruté des investisseurs en leur faisant miroiter, dans certains cas, un rendement de 100 % sur un mois. Alain Péloquin et son équipe auraient ainsi convaincu 147 personnes de placer 12 M$ dans cette affaire, qui a toutes les apparences d’une structure pyramidale. Le régulateur a estimé que ce stratagème constituait des contrats d’investissement visés par la loi.

Porté disparu

En rendant cette décision publique par voie de communiqué, le BDR tente de la signifier à Me Jean-Marc Lavallée, mis en cause dans ce dossier, mais porté disparu. Me Lavallée serait dépositaire d’un compte en fiducie qu’exploite le groupe de présumés malfaiteurs.

Il se voit ordonné de ne pas se départir de fonds, titres ou autres bien qu’il a en dépôt ou dont il a la garde ou le contrôle pour le compte d’Alain Péloquin ou Isabelle Cantin ou toute entité contrôlée par ceux-ci.

Depuis l’ouverture de l’enquête en 2011, douze ordonnances de blocage ont été imposées dans ce dossier.

L’enquête factuelle est toujours en cours, à l’instar du recours civil entamé par des investisseurs.

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