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La santé financière selon les Québécois

8 janvier 2015 | La rédaction | Commenter

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Bien que tous les Québécois n’aient pas forcément la même idée de ce qu’est la santé financière et de la manière d’y parvenir, 83 % d’entre eux affirment qu’il s’agit pour eux d’une priorité et que l’objectif en vaut la peine, selon un sondage publié mardi par la TD.

Réalisée en ligne par la firme Léger auprès de 1912 personnes d’un océan à l’autre du 3 au 9 novembre dernier, cette enquête d’opinion indique que, pour les habitants de la Belle Province, avoir des finances saines repose sur les éléments suivants :

  • ne pas avoir de dettes (63 %);
  • ne pas avoir à se soucier de ses finances au quotidien (41 %);
  • respecter ses cibles d’épargne ou d’épargne-retraite (41 %);
  • disposer de fonds de dépannage correspondant à trois mois de salaire (41 %);
  • avoir un budget et s’y tenir (41 %);
  • pouvoir se permettre le mode de vie qu’ils souhaitent (35 %).

Plus facile avec un plan

Le sondage montre aussi que la majorité des Québécois (61 %) estiment qu’il serait plus facile pour eux d’avoir une bonne santé financière s’ils disposaient d’un plan bien défini pour les y aider.

Par ailleurs, il révèle que beaucoup d’entre eux trouvent difficile de mettre de l’argent de côté en vue d’objectifs futurs, notamment en matière de retraite.

Les trois principales raisons qu’ils invoquent sont :

  • l’obligation de devoir d’abord payer les dépenses courantes, comme les frais de logement, de nourriture et de transport, entre autres (49 %);
  • le fait de ne pas être capable de prendre suffisamment le dessus pour pouvoir épargner (26 %);
  • le poids de la dette qu’ils doivent rembourser (23 %).

Des objectifs propres à chacun

« Prendre la décision d’établir sa santé financière ressemble beaucoup à se fixer des objectifs de mise en forme physique » en ce sens où « la situation et les objectifs financiers sont propres à chacun », explique Charles E. Martin, vice-président et gestionnaire de portefeuille à Gestion de patrimoine TD.

« Quel que soit l’objectif, poursuit-il, le premier pas consiste à établir un plan réaliste, à s’engager ensuite à le respecter, à revoir régulièrement les progrès réalisés et à apporter de petits changements tout le long. »

Son conseil? Les cibles financières à atteindre devraient être fractionnés en étapes à court, à moyen et à long terme.

Selon le spécialiste, les objectifs à long terme consistent notamment à épargner pour ses vieux jours en cotisant régulièrement à un régime enregistré d’épargne-retraite (REER). Les objectifs à moyen terme, eux, privilégient plutôt l’épargne en vue de l’achat d’une maison et le dépôt d’argent dans un compte d’épargne libre d’impôt, par exemple.

Prendre un conseiller financier

Quant aux objectifs à court terme, ils devraient être de s’assurer de disposer de petites économies, comme un fonds de dépannage, pour parer aux imprévus.

« Les objectifs à long terme, comme économiser pour une mise de fonds ou la retraite, peuvent sembler décourageants, mais le moyen de les concrétiser, c’est de commencer le plus rapidement possible, d’élaborer un plan et d’adopter de bonnes habitudes financières en se servant de tous les outils dont on dispose, précise Charles E. Martin.

Ainsi, conclut-il, « un conseiller financier peut aider à définir des étapes déterminées pour chacun des objectifs, comme épargner une somme donnée pendant un certain laps de temps ou accroître le pourcentage du revenu versé chaque mois dans un REER ».

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