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Medicament

La santé, principal obstacle au départ à la retraite

22 octobre 2014 | La rédaction | Commenter

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Choisir la date de son départ à la retraite est souvent plus difficile à faire qu’on ne le pense.

Une enquête d’opinion nationale de la Financière Sun Life publiée hier révèle que 69 % des Canadiens retraités n’ont pas cessé de travailler au jour qu’ils avaient planifié.

Pour 41% d’entre eux, la raison de ce décalage est leur état de santé.

« Une source d’anxiété »

En fait, près de la moitié des sondés (45 %), tant au Québec que dans le reste du pays, ont été affectés par la maladie, notamment des problèmes de santé mentale, d’après l’Indice de mieux-être des Canadiens Sun Life 2014.

Pourtant, bien que cette question représente une source de préoccupation importante pour 66 % des Québécois (et des Canadiens dans une même proportion), seuls 22 % d’entre eux ont épargné de l’argent en vue de couvrir leurs dépenses pour des soins médicaux durant leurs vieux jours.

Ce phénomène représente « une source d’anxiété pour de nombreuses personnes », relève le sondage.

Difficultés financières

Ainsi, 53 % des répondants s’inquiètent du coût des médicaments et des traitements médicaux à la retraite, alors que 47 % craignent de devoir rester dans un établissement de soins de longue durée plus longtemps qu’ils ne pourraient se le permettre et que 45 % ont peur d’épuiser leur épargne-retraite de leur vivant.

Parmi les personnes ayant éprouvé un problème de santé important, plus de quatre sur 10 ont connu des difficultés financières (26 % ont éprouvé « certaines difficultés » et 16 % des « difficultés importantes »), tandis que 25 % ont réduit ou épuisé leur épargne à la suite de cette situation.

L’étude révèle par ailleurs que 76 % des sondés se sentent « stressés » : 41 % se disent préoccupés par leurs finances personnelles, 31 % par l’idée de respecter un budget et 30 % par la perspective d’avoir à faire face à des dépenses imprévues.

L’utilité d’avoir un conseiller

Les conseils financiers d’un professionnel permettent toutefois de changer les choses, souligne la Sun Life. En effet, les répondants qui avaient recours aux services d’un spécialiste en finances personnelles étaient plus susceptibles que les autres de quitter le marché du travail au moment prévu (40 %, comparativement à 25 %).

Enfin, 82 % des Canadiens qui travaillaient avec un conseiller se disaient convaincus qu’ils pourraient assumer leurs frais médicaux une fois à la retraite. Parmi ceux qui n’en consultaient pas, la proportion tombait à 66 %.

L’enquête a été menée en ligne par Ipsos Reid auprès de 3 005 personnes âgées de 30 à 65 ans.

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