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Économie

La surintendante confiante dans les banques canadiennes

17 juillet 2012 | La rédaction | Commenter

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Les Canadiens ne devraient pas s’inquiéter de la solidité de leurs banques, même si survenait un affaiblissement du marché immobilier au pays, ou encore une aggravation de la crise des dettes européennes. C’est ce que soutient  Julie Dickson, surintendante des institutions financières au Canada, dans une entrevue à l’agence Bloomberg.

Les impacts seraient plutôt du côté des consommateurs que du côté des institutions financières. « Lorsqu’il est question du marché de l’habitation canadien, le plus grand problème demeure l’impact individuel sur les Canadiens. Les banques, elles, peuvent en prendre », indique Julie Dickson, qui est à la tête du Bureau du surintendant des institutions financières Canada (BSIF).

Les banques canadiennes ont augmenté dans les dernières années leurs marges de capital, à un rythme plus rapide que leur concurrentes étrangères. Elles figurent d’ailleurs en bonne place dans le dernier palmarès des banques les plus solides au monde publié par le magazine Bloomberg Markets. Quatre banques canadiennes figuraient parmi les 10 premières au monde : CIBC (3e), TD (4e), Banque nationale (5e), et Banque Royale (6e). Pour une deuxième année consécutive, c’est la banque de Singapour Oversea-Chinese Banking Corp. qui se place au premier rang de ce palmarès.

« Les banques canadiennes sont en mesure de supporter de grands traumatismes, en partie parce que les normes de fonds propres ont été maintenues à un niveau élevé », a affirmé Mme Dickson, à Bloomberg. Le BSIF a demandé aux banques canadiennes d’adopter des normes de fonds propres plus élevées que celles stipulées par le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire. La surintendante des institutions financières a demandé aux banques de mettre en œuvre les mesures de Bâle III dès l’année prochaine, alors que les pays participants ont jusqu’en 2019 pour le faire.

Nouvelles règles hypothécaires
Le BSIF, qui réglemente le marché des banques au Canada, a publié le mois dernier de nouvelles normes que devront adopter les banques d’ici la fin de l’année. Les banques devront ainsi faire une « vérification adéquate » des revenus des emprunteurs et elles devront établir des normes définissant un niveau d’endettement « acceptable » des ménages.

Les nouvelles règles hypothécaires instaurées par le ministre Flaherty, jumelées aux actions du BSIF pour resserrer les normes des prêts hypothécaires, devraient avoir un impact sur le marché immobilier comparable à ce que produirait une hausse de 1,5 % ou de 2 % des taux d’intérêts. C’est l’estimation que fait David Tulk, stratège en chef chez TD Securities.

Selon la surintendante des institutions financières, l’impact à court terme de ces mesures est entièrement justifié par les gains positifs qui en seront retirés à long terme.

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