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Les salaires des patrons ne connaissent pas la volatilité

12 mai 2016 | La rédaction | Commenter

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Travail-millionnaire-riche-lotto_425Les 10 hauts dirigeants les mieux payés des fonds d’investissement américains ont gagné quelque 10,7 milliards de dollars l’an dernier, rapporte l’Agence France-Presse (AFP), qui cite les données du magazine spécialisé Alpha.

Pourtant, 2015 a été une année difficile pour l’industrie, en raison notamment de l’extrême volatilité des marchés financiers, qui a fait perdre de l’argent à beaucoup de fonds, souligne l’agence.

LES GESTIONNAIRES À 1 G$

C’est Kenneth Griffin (Citadel) et James Simons (Renaissance Technologies) qui ont empoché le montant le plus important avec 1,7 milliard de dollars chacun.

Trois autres gestionnaires ont dépassé le milliard de dollars : Raymond Dalio (Bridgewater Associates) et David Tepper (Appaloosa Management) se sont vus octroyer 1,4 G$ chacun, tandis qu’Israel Englander (Millennium Management) a reçu 1,15 G$.

À noter que ces sommes incluent la hausse de la valeur de leur part au sein de leurs fonds d’investissement respectifs.

En comparaison, Lloyd Blankfein (Goldman Sachs), le banquier le mieux payé de Wall Street l’an dernier, fait (presque) figure de parent pauvre puisqu’il a reçu « seulement » 30 M$, alors que Jamie Dimon, le patron de JP Morgan Chase, a obtenu 27 M$ en rémunération (salaire fixe, options d’achat d’actions et prime).

UNE ANNÉE 2015 CATASTROPHIQUE

Aucun des investisseurs activistes qui ont le plus fait parler d’eux en 2015, tels Daniel Loeb, Nelson Peltz ou Bill Ackman, ne figure dans le top 10 des dirigeants ayant perçu la plus forte rémunération. Selon Alpha, le gain moyen des patrons de fonds d’investissement aux États-Unis l’an dernier s’est établi à 275 M$, soit le niveau le plus bas depuis cinq ans.

Le cru 2015 a été particulièrement catastrophique pour les fonds, puisque près de la moitié d’entre eux ont perdu de l’argent, ce qui s’est traduit par des pertes de plusieurs milliards de dollars pour les particuliers qui leur avaient confié leurs économies, rappelle l’AFP.

Cela a notamment été le cas de Bridgewater, qui gère 150 G$, mais dont les investisseurs ont vu leurs actifs perdre 7 % de leur valeur en quelques mois.

2 900 G$ D’ACTIFS SOUS GESTION

Depuis quelques années, les fonds d’investissement ont choisi d’investir dans les segments financiers à risque, délaissés par les institutions bancaires à la suite de la crise financière de 2008 et, surtout, du durcissement de la régulation. Ainsi, ils accordent des crédits, souvent par l’entremise de produits financiers, à des ménages à la limite de l’insolvabilité, indique l’AFP.

L’année dernière, cette industrie gérait quelque 2 900 milliards de dollars d’actifs, contre 539 M$ en 2001.

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