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L’ABC dénonce Advocis et la FCEI

1er mai 2006 | Commenter

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(01-05-2006)L’Association des banquiers canadiens(ABC)estime qu’Advocis, cette association qui regroupe 12 000 conseillers au pays, et la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante(FCEI)« alimentent la peur » à l’égard d’une proposition qui permettrait aux consommateurs d’obtenir de l’information sur les produits d’assurance dans les succursales bancaires.

L’ABC réagit ainsi à un sondage mené pour le compte d’Advocis et de la FCEI et dont les résultats ont été publiés jeudi dernier. Selon l’étude, 76 % des propriétaires de PME souhaitent que la législation actuelle, qui interdit aux banques d’utiliser l’information médicale recueillie pour prendre des décisions en matière de prêt ou de crédit et de s’engager dans la vente liée avec coercition, devrait être maintenue telle quelle.

« Ces deux pratiques sont illégales et ne sont pas utilisées », a indiqué Raymond Protti, le pdg de l’ABC.

Les banques, rappelle l’ABC, ont en place des politiques interdisant la vente liée avec coercition. En 2001, le Parlement a adopté une disposition visant cette interdiction dans sa Loi sur les banques. « L’Agence de la consommation en matière financière du Canada surveille et fait respecter la conformité des banques à cet égard, a ajouté Raymond Protti. Cette mesure est si stricte que même l’Association des courtiers d’assurance du Canada a écrit, dans son mémoire déposé auprès du gouvernement fédéral dans le cadre de la révision de la Loi sur les banques, que les mesures législatives à cet égard répondaient à leurs préoccupations à leur entière satisfaction. »

L’ABC accuse la FCEI et Advocis d’agir, « pour des raisons d’intérêt personnel », au détriment des consommateurs canadiens en s’opposant aux modifications proposées. « Les faits ne leur donnant pas raison, ils propagent des craintes inutiles et des accusations erronées sur ce qu’il adviendrait dans le cas de l’adoption des modifications proposées par le secteur. »

Gary McLeod, le président du conseil d’Advocis, a rétorqué qu’en aucune circonstance des renseignements bancaires et médicaux devraient se trouver entre les mains d’une même institution financière. Cela mettrait en danger la vie privée des consommateurs. « C’est pour cette raison que le gouvernement a adopté des mesures de protection dans sa Loi sur les banques, et c’est pourquoi elles doivent demeurer intactes. »

Advocis s’inquiète de la révision de la Loi sur les banques que mène actuellement le gouvernement fédéral. Ottawa, rappelons-le, subit d’importantes pressions de la part des grandes banques canadiennes pour qu’elles aient le droit de vendre de l’assurance vie, entre autres, en succursale.

Le regroupement de conseillers estime que les droits des consommateurs seraient brimés si le fédéral acquiesçait aux demandes des banques. Les données colligées par Advocis indiquent qu’un consommateur sur cinq se serait senti pressé par son banquier de continuer à faire affaire avec lui, une fois qu’il a obtenu un prêt, une hypothèque ou une marge de crédit.

 

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