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Immobilier

L’accès à la propriété au Québec s’est amélioré

4 mars 2015 | La rédaction | Commenter

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Les niveaux d’accessibilité se sont « considérablement améliorés » au Québec au dernier trimestre de 2014, selon le rapport Tendances immobilières et accessibilité à la propriété publié hier par la RBC.

Cette embellie « est l’aspect positif de la faiblesse du marché de l’habitation » dans la province, commente Craig Wright, premier vice-président et économiste en chef à RBC, qui précise que le marché de la revente a pris de la vigueur au deuxième semestre de l’année dernière, tout en demeurant 4,1 % sous la moyenne sur 10 ans.

Amélioration de la situation

« Depuis, la hausse du nombre de maisons à vendre a donné un net avantage aux acheteurs, provoquant une baisse des prix dans toutes les catégories de propriétés », ajoute-t-il.

Au quatrième trimestre, les « mesures d’accessibilité à la propriété » de RBC, qui expriment « la part du revenu avant impôts qu’un ménage doit consacrer aux coûts de propriété d’une résidence » à la valeur du marché, ont progressé pour tous les types d’habitation.

Ainsi, elles ont baissé de 0,6 % pour les maisons à deux étages (41,3 %) et de 0,4 % pour les bungalows (33,1 %) et les appartements en copropriété (25,5 %), indique l’institution financière (à noter qu’une diminution de la mesure correspond à une amélioration de la situation).

Dans la région de Montréal

La situation dans la région de Montréal a peu évolué au quatrième trimestre, comparativement aux trois mois précédents. Toutefois, note RBC, « il y a place pour l’optimisme » malgré le surplace dans les catégories des bungalows (37,3 %) et des appartements en copropriété (29,2 %) et le faible recul de 0,2 % dans la catégorie des maisons à deux étages (48,1 %).

« Parmi les plus grands marchés métropolitains du Canada, c’est la région de Montréal qui a enregistré la plus forte amélioration par rapport aux niveaux de l’an dernier », note Craig Wright, qui attribue en grande partie ce phénomène à la baisse des prix.

Dans les grandes villes canadiennes, la mesure d’accessibilité pour un bungalow individuel type s’est établie aux valeurs suivantes, toujours au quatrième trimestre : 82,4 % à Vancouver (- 1,2 % par rapport au troisième trimestre); 56,8 % à Toronto (+ 0,8 %); 36 % à Ottawa (+ 0,2 %); 33,7 % à Calgary (- 0,6 %); 33,5 % à Edmonton (+ 0,1 %).

L’indice RBC

Créée en 1985, la « mesure d’accessibilité à la propriété » de la RBC est fondée sur le calcul du montant qu’il en coûte pour posséder un bungalow individuel. D’autres catégories de propriétés sont aussi représentées dans cet indice, notamment la maison de deux étages et la copropriété.

Plus la mesure est élevée, plus il en coûte cher pour acquérir et détenir une propriété, selon les valeurs du marché. Ainsi, une mesure d’accessibilité de 50 % signifie que les coûts de propriété, y compris les versements hypothécaires, les services publics et les impôts fonciers, absorbent 50 % du revenu mensuel avant impôts d’un ménage type.


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