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L’accès à la propriété s’améliore au Québec, mais pour combien de temps?

31 août 2005 | Commenter

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(31-08-05)Le ralentissement de la hausse du prix des maisons et la baisse des taux hypothécairesont favorisé l’accès à la propriété audeuxième trimestre de 2005, indique une étude des Services économiquesde RBC.

Pour les quatre catégories de logements étudiés par RBC,les prix ont augmenté de 1 % moins entre le premier et le deuxièmetrimestre, ce qui a ramené leur taux de progression annuel en dessousdes 10 %, niveau qu’ils dépassaient à la fin de 2004.

À Montréal, les coûts de propriété d’unemaison moyenne de deux étages atteignent 43,5 % du revenu avant impôtsdes ménages. C’est moins qu’à Toronto ou àVancouver, mais beaucoup plus que dans la plupart des autres grandes villesdu Canada. Par comparaison, l’indice d’accessibilité étaitde 30,6 % pour une maison en rangée standard, de 34,3 % pour un bungalowindividuel et de 28,1 % pour un condo moyen.

Malgré cette amélioration, note la RBC, les hausses de prix constantesdes dernières années et la croissance annuelle plus faible desrevenus semblent s’unir pour faire du Québec «une des provincesles moins abordables du Canada». Elle prévoit que, dans les prochainsmois, la détérioration de l’accessibilité devraitfaire ralentir encore davantage le marché immobilier de la province,alors que les taux hypothécaires augmenteront et que la demande accumuléeau cours des années 1990 continuera de s’épuiser.

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