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L’ACCVM s’attend à une année 2016 difficile

12 janvier 2016 | La rédaction | Commenter

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fusion_acquisition_achat_monopoleLes chefs de file du secteur canadien des valeurs mobilières s’attendent à ce que les conditions économiques défavorables persistent en 2016, selon un sondage de l’Association canadienne du commerce des valeurs mobilières (ACCVM).

Cette enquête cherchait à refléter l’état d’esprit de la haute direction des sociétés de courtage en valeurs mobilières envers les tendances de l’économie et des marchés financiers et les difficultés que doit affronter leur entreprise.

En plus du pessimisme ambiant, elle montre que ces responsables anticipent une croissance des frais d’exploitation au cours des 12 prochains mois, ce qui contribuera à la poursuite des fusions dans le secteur.

LA PRESSION RÉGLEMENTAIRE

Selon l’étude, environ la moitié (51,4 %) des répondants prévoient être aux prises avec les mêmes conditions économiques défavorables cette année qu’en 2015. Seuls 20 % prévoient une amélioration des conditions économiques, tandis que 28,6 % redoutent au contraire que la situation ne s’aggrave.

Quels sont les trois facteurs qui ont le plus grand impact sur le secteur des valeurs mobilières? La majorité des chefs de la direction répondent, dans l’ordre : les modifications réglementaires (86 %), la restructuration du secteur (74 %) et les changements démographiques (60 %).

Ces trois facteurs sont d’ailleurs mentionnés à maintes reprises lorsqu’ils répondent aux questions sur les frais et produits d’exploitation.

ENCORE DES HAUSSES DE FRAIS

Près de la moitié d’entre eux (47,5 %) pensent que les frais d’exploitation augmenteront davantage cette année qu’en 2015.

« L’augmentation des coûts de conformité et de la technologie est responsable d’une bonne partie de cette hausse », commente Ian Russell, président et chef de la direction de l’ACCVM, dans un discours (en anglais seulement) prononcé devant l’Empire Club du Canada, à Toronto.

« On estime que ces frais ont augmenté de 7 % en 2015, alors qu’il s’agissait de 6 % l’année précédente. Même si la plupart des sociétés prévoient une augmentation des produits en 2016, l’augmentation inexorable des frais d’exploitation exercera une pression sur la rentabilité », souligne le dirigeant.

MOINS DE CABINETS

« Les regroupements continueront dans le secteur canadien des valeurs mobilières et les sociétés fusionneront ou fermeront leurs portes, conclut-il. Ces regroupements nuisent gravement à la viabilité du marché boursier du capital de risque. »

Lorsqu’on leur demande quelle sera l’évolution de cette tendance aux fusions, 37 % des chefs de la direction interrogés répondent qu’elle augmentera au cours des deux prochaines années, 23 % prévoient que leur nombre sera semblable à celui de 2014-2015 et 40 % prédisent au contraire qu’il diminuera.

Le sondage indique par ailleurs que 88 % des chefs de la direction des PME au pays ne prévoient pas d’amélioration sur le marché boursier canadien de capital de risque pour les titres de petite capitalisation.

Le sondage a été réalisé par l’ACCVM du 3 au 25 novembre dernier auprès des responsables de ses 144 sociétés de courtage en valeurs mobilières membres.

Desjardins prévoit une légère croissance au Québec

Dans leurs plus récentes prévisions, les économistes du Mouvement anticipent une timide accélération de l’économie québécoise en 2016 et en 2017.

La progression du produit intérieur brut (PIB) de la province devrait ainsi atteindre 1,5 % au cours de cette année et 1,7 % l’an prochain.

Selon Desjardins, la croissance du PIB sera stimulée par trois éléments principaux en 2016 et en 2017 : l’injection de fonds dans des projets d’infrastructures, « le redressement des investissements des entreprises » et « la bonne tenue des exportations ».

Toutefois, les experts du groupe coopératif soutiennent que « les bienfaits de l’amélioration de la demande américaine et de la dépréciation du huard s’estomperont graduellement », réduisant ainsi le vent favorable aux exportations.

MARGE DE MANŒUVRE RÉDUITE DES MÉNAGES

La plupart des ménages n’auront pas les moyens de contribuer à la stimulation économique provinciale, soulignent-ils. En effet, d’après eux, « la situation financière de bien des Québécois demeure fragile et leur marge de manœuvre est assez réduite en cas d’imprévu ».

Dans ces conditions, ils seront probablement peu enclins à dépenser et à faire augmenter les ventes au détail, concluent-ils.

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