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L’AMF fait un bilan, dix ans après sa création

18 mars 2014 | Andrea Lubeck | Commenter

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Louis Morisset

Le président-directeur général de l’Autorité des marchés financiers (AMF) Louis Morisset a fait un bilan de la première décennie de l’organisme lors d’une conférence qui se tenait hier midi à Montréal.

Malgré les difficultés que l’Autorité a rencontrées lors de ses premières années, comme les différents scandales et la crise financière de 2007-2008, Louis Morisset dresse un portrait positif des actions et de l’influence de l’AMF. L’organisme s’enorgueillit de ses progrès en matière de sécurité et de lutte à la criminalité financière, soulignant qu’il a triplé son personnel d’enquête, passé de 47 à 150 employés.

M. Morisset a d’ailleurs ajouté que l’Autorité est le « régulateur le plus actif au Canada », en affirmant qu’environ 60 % des poursuites pénales intentées par des régulateurs sont faites au Québec. « N’allez pas croire qu’il y a plus de bandits au Québec, mais plutôt que l’Autorité est efficace, et déploie des efforts importants. »

L’AMF se félicite aussi de la cybersurveillance qu’elle effectue depuis 2010, en plus de la diffusion de mises en garde, qui sont d’autres volets de sa mission. Louis Morisset a apporté l’exemple de la mise en garde sur l’ouverture du premier guichet bitcoin à Montréal en février dernier, « les événements de la dernière semaine nous ont donné raison. »

Leur plus récente fierté est l’Indice Autorité, qui évalue l’impact des actions de l’Autorité, et contribue à l’éducation de la population québécoise en mesurant leurs connaissances comportementales et en identifiant les lacunes et les groupes les plus vulnérables en matière de finances personnelles. « Nous pouvons maintenant mieux cibler nos actions pour avoir le plus grand impact possible », indique M. Morisset. L’indice a indiqué que les Québécois ont adopté plus de 33 % des 40 comportements associés à la vigilance financière.

Par ailleurs, un sondage mené par Léger Marketing pour le compte de l’Autorité a révélé que la confiance des Québécois envers les marchés financiers est passée de 39 % en 2011 à 52 % en 2013, et que leur confiance envers l’AMF est passée de 35 % en 2009 à 61 % aujourd’hui.

Enfin, M. Morisset a réitéré sa position contre le projet d’organisme coopératif du gouvernement canadien, qui souhaite gérer à l’échelle nationale les valeurs mobilières et les instruments dérivés par le truchement d’une commission des valeurs mobilières qui serait située à Toronto. Dans une lettre d’opinion parue le 20 février dernier dans le journal Le Devoir, le PDG de l’AMF indique qu’une telle commission « […] créerait à terme de l’inefficacité, du dédoublement inutile, ainsi qu’une perte d’influence et d’expertise pour tous, sauf l’Ontario. »

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