A A A
Crédit

L’appât du gain guide les marchés financiers

25 août 2010 | William André Nadeau | Commenter

  • commenter
  • envoyer
  • imprimer

L’éclatement des deux plus récentes bulles spéculatives nous fait réfléchir, une fois les événements passés. Toutefois, la majorité des investisseurs vont probablement se laisser prendre par d’autres futures bulles, écrit William André Nadeau, gestionnaire de portefeuille et fondateur du cabinet Orientation Finance.

Une fois qu’une bulle spéculative éclate, les investisseurs ont tendance à devenir trop prudents. Ils agissent souvent à l’opposé, comme un balancier.

Examinons l’explosion de la bulle technologique. L’indice des compagnies de technologique (l’indice Nasdaq) se transigeait à son somme au début 2000 à plus de 5000 points.

Un simple calcul comptable de ratios financiers comme le cours/bénéfice et la valeur au livre aurait démontré plutôt, à ce moment, une valeur économique de l’indice d’un maximum de 1000 points. Il y avait donc 80 % de la valeur de cet indice qui était tout simplement du vent. L’appât du gain et l’enrichissement très rapide des investisseurs les poussaient à acheter encore plus, jusqu’à l’éclatement de la bulle. Après la mode des entreprises endettées qui ne réalisaient pas de profits durant la bulle technologique, on a vu l’effet balancier avec la popularité des fiducies de redevances qui sont à l’opposé des entreprises technologiques, et où le plus haut revenu possible primait. Cette mini bulle a également éclaté dans les années suivantes.

Retour vers la rationalité après la bulle du crédit
La récente bulle a été causée par le crédit qui avait été stimulé à un somment sans précédent.

Le niveau de l’épargne américaine qui était négative en 2007 est revenu à 6 %. Ce niveau est souhaitable, puisque les consommateurs redeviennent rationnels et ont moins recours aux excès d’endettement.

Depuis l’excès des valeurs des indices boursiers au début des années 2000, les marchés boursiers se transigent selon des ratios historiques normaux. Le ratio cours/bénéfices du S&P/TSX est actuellement de 18 et de 14 pour le S&P 500. Le cours/bénéfices moyen depuis 1880 a été de 16,8.

On verra d’autres bulles spéculatives naître et éclater, puisque la cupidité et l’appât du gain seront toujours une caractéristique humaine.

Le contenu de cette chronique a été gracieusement fourni par le cabinet Orientation Finance.

Loading comments, please wait.
Médias Transcontinental S.E.N.C. Un site de TC Media,
Solutions Affaires
Médias Transcontinental S.E.N.C.
1100 boul. René-Lévesque O.
Montréal, QC H3B 4X9
(514) 392-9000