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L’argent plus tabou que le sexe dans les couples

11 juin 2018 | La rédaction | Commenter

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Quirky Stylish Couple KissingLes questions financières seraient plus taboues que le sexe ou la politique au sein des couples québécois, selon un récent sondage du Fonds de solidarité de la FTQ.

Près de la moitié (48 %) des 1 506 Québécois de 18 ans et plus sondés par Léger pour le Fonds soutiennent que l’argent est le sujet le plus tabou dans leur couple. Pour plus d’un quart (28 %) d’entre eux, c’est plutôt le sexe, alors qu’un quart évite de discuter de politique.

CE QUI EST À MOI EST À MOI

Par ailleurs, ils ont beau s’aimer, les gens en couple sont très nombreux à gérer leurs finances séparément. Pas moins de 45 % se trouvent dans cette situation. Environ un tiers (34 %) possèdent à la fois un compte conjoint et un compte personnel, alors que 19 % n’ont qu’un compte conjoint et que 2 % laissent au conjoint le soin de gérer leur argent. Les couples dont les revenus sont inférieurs à 40 000 dollars par année sont particulièrement nombreux à gérer séparément leur argent.

Pas question, en tout cas, de se fier au conjoint pour répondre à ses questions financières. En effet, seulement 2 % des répondants se réfèrent d’abord à leur tendre moitié pour des questions financières. Les autres membres de la famille (13 %) et les parents (11 %) sont nettement plus populaires.

DES PRODUITS MÉCONNUS

Chose certaine, le sondage montre l’importance d’en discuter avec quelqu’un, car la connaissance des produits financiers reste assez faible chez les répondants. Le plus populaire, le REER, est connu de 45 % des hommes et 40 % des femmes. Le CELI suit de près, avec 39 % des hommes et 32 % des femmes qui savent de quoi il s’agit. Mais les obligations d’épargne (27 % des hommes, 21 % des femmes), les fonds communs de placement (24 % des hommes, 12 % des femmes), les certificats de placement garanti (23 % des hommes, 13 % des femmes) et le régime d’accès à la propriété (18 % des hommes, 13 % des femmes) restent largement dans l’ombre. Notons par ailleurs que 4 % soutiennent connaître assez bien le DCDBD, un produit financier inexistant, inventé de toutes pièces pour les besoins du sondage…

ARME DE SÉDUCTION MASSIVE

Bonne nouvelle pour les conseillers célibataires? La gestion responsable de ses finances serait une qualité attirante pour 77 % des Québécois et Québécoises. Le sens de l’humour est une qualité prisée par 92 % des répondants, alors que le fait d’être bon cuisinier se classe troisième, étant jugé important par 75 % des répondants. Cela a peut-être un lien avec le fait que des ennuis financiers passés semblent réduire l’envie de s’engager dans des projets à long terme ayant de lourdes conséquences financières. Ainsi, le sondage révèle que 83 % des répondants ne contracteraient pas une hypothèque avec un conjoint qui a déjà fait faillite par le passé.

Bien sûr, qui dit couple dit enfants. Si 18 % n’en ont pas, plus d’un tiers (37 %) en ont deux, 17 % en ont 3 et 16 % en ont un. Les familles plus nombreuses se font un peu plus rares, mais tout de même 4 % en ont quatre et 3 % sont responsables de cinq enfants. Tout juste un peu plus de la moitié (51 %) des répondants épargnent pour les études de leur progéniture.

ON AIME LE RENDEMENT

L’étude permet de faire bien d’autres constats. Par exemple, le rendement reste le facteur décisif en vue du choix d’un placement, mais les investissements responsables sont plus populaires chez les moins de 35 ans. Globalement, 62 % considèrent le rendement comme le critère le plus important, alors que 38 % tiennent à faire des investissements responsables. La moyenne de ceux privilégiant les investissements responsables est plus élevée chez les femmes (42 %) et chez les jeunes, avec 45 % pour les 18-24 ans et 43 % pour les 25-43 ans.

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Parlant des jeunes, pas moins de quatre Québécois de moins de 35 ans sur dix ressentent de l’anxiété, de l’insécurité, de la déprime ou de la tristesse à la vue de leur compte bancaire. De fait, chez les Québécois de moins de 55 ans, seulement trois personnes sur dix ressentent une émotion positive en consultant leur compte bancaire.

LA LOTERIE POUR FINANCER LA RETRAITE…

Quant à la retraite, 16 % des Québécois comptent sur un héritage, 9 % sur la loterie et 5 % sur le soutien familial pour la financer. En moyenne, les Québécois estiment avoir besoin de 721 000 dollars en prévision de leur retraite et 42 % croient pouvoir s’en tirer avec moins de 500 000 dollars.

Manifestement, plusieurs auront besoin de l’appui de conseillers pour choisir les bonnes approches pour atteindre leur objectif. Par contre, le sondage du Fonds montre que moins de la moitié d’entre eux ont recours à ces professionnels. Un tiers se tournent vers le conseiller de leur institution financière pour prendre des décisions dans ce domaines et un peu plus d’un sur dix (11 %) vers un planificateur financier privé.

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