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L’auto, la « pire dette » pour vos clients ?

22 octobre 2009 | Commenter

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La conseillère Stephanie Holmes-Winton livre, sur le site Advisor.ca, un vibrant plaidoyer contre l’automobile. C’est la « pire dette » que les épargnants peuvent contracter, lance-t-elle. Certes, l’endettement par carte de crédit est terrible, mais, en général, les consommateurs savent que les intérêts sont souvent prohibitifs et qu’il est sage de les éviter.

Toutefois, l’automobile, par le côté émotionnel qu’elle suscite, semble aveugler les épargnants. On voit des autos partout et tout le monde en a une, sinon deux. De plus, elles apparaissent aux yeux de nombreuses personnes comme le symbole de la réussite sociale et financière.

Pourtant, dit Stephanie Holmes-Winton, il s’agit d’un bien dont la valeur ne fait que se déprécier avec le temps, et d’une dette quasi perpétuelle qu’on transfère d’un véhicule à l’autre. De plus, si l’acheteur cède aux pressions du vendeur et se procure, par exemple, une assurance prêt que le concessionnaire amalgame dans les mensualités, il se trouve à payer des intérêts sur les primes d’assurance. Stephanie Holmes-Winton se désole de cette situation qui bat en brèche des principes élémentaires de planification financière qu’elle tente d’inculquer à ses clients.

Évidemment, il est difficile de se passer d’une automobile, compte tenu du mode de vie que nous pratiquons. Il existe cependant des trucs pour mieux faire passer la pilule financière. Voici ce que propose la conseillère.

N’achetez pas de voiture si ce n’est pas nécessaire
Les jeunes gens qui vivent dans les grandes villes n’ont pas vraiment besoin d’une automobile. Ils en veulent une, ou même deux, ce qui n’est pas pareil.

Achetez votre auto, ne la louez pas
En règle générale, l’achat revient moins cher que la location à long terme. Les personnes qui louent leur auto ont tendance à la remplacer plus rapidement que celles qui l’achètent. Elles se trouvent ainsi à refinancer la période de temps la plus coûteuse, c’est-à-dire les quatre premières années au cours desquelles le véhicule se déprécie le plus rapidement. Stephanie Holmes-Winton dit que la location à long terme peut se justifier pour une personne en affaires qui a la possibilité de déduire les mensualités de ses revenus d’entreprise.

Les voitures d’occasion offrent une meilleure valeur
Au bout de quatre ans, une voiture achetée neuve aura perdu la moitié de sa valeur. Toutefois, elle est encore bonne pour rouler pendant des années. Les autos d’occasion sont celles qui offrent le meilleur ratio prix/kilomètre à parcourir, calcule la conseillère. Certes, on a toujours peur d’hériter des problèmes des autres, mais une inspection complète préalable à l’achat permettra de séparer le bon grain de l’ivraie. Par ailleurs, que ceux qui s’inquiètent de devoir supporter d’importants coûts d’entretien se rassurent : la dépréciation d’un véhicule neuf est nettement plus onéreuse que les frais d’entretien d’une voiture usagée.

Conservez votre auto longtemps
Si elle fonctionne bien, pourquoi devriez-vous la remplacer ?

Achetez la qualité, pas la garantie
Pour Stephanie Holmes-Winton, la meilleure garantie d’une voiture est sa fiabilité. « Selon le magazine Consumer Reports, les Honda et les Toyota coûtent plus cher à l’achat, mais ce sont les autos qui éprouvent le moins de problèmes », dit-elle.

Recherchez les perles de l’industrie
Les autos japonaises ne sont pas toutes formidables, et les voitures américaines ne sont pas toutes des citrons. Ainsi, la Pontiac Vibe est un clone de la Toyota Matrix. Ce sont deux excellents produits. Mais la Vibe souffre de la réputation de la marque Pontiac. C’est pourquoi on peut se la procurer à rabais sur le marché des voitures usagées, comparativement à la Matrix.

Attention à la consommation d’essence
On fait fausse route lorsqu’on se départ d’une voiture usagée en bon état qui consomme 20 litres aux 100 kilomètres pour s’en procurer une neuve qui en prend 10. En effet, la consommation d’essence ne représente qu’une petite partie des frais annuels liés à l’utilisation d’une voiture. La dépréciation et les primes d’assurance sont des dépenses nettement plus élevées.

La prochaine fois que vous rencontrerez un client, vérifiez s’il a l’intention de changer d’auto. Si oui, informez-le des pièges qui lui sont tendus et des façons de les éviter.

Texte traduit et adapté d’un texte de Stephanie Holmes-Winton, paru à l’origine sur le site web Advisor.ca.

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