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Le bitcoin est « plus que risqué », jugent les États-Unis

13 mars 2014 | Rémi Maillard | Commenter

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La série noire continue pour le bitcoin. Après avoir porté aux nues cette monnaie virtuelle qui s’est envolée jusqu’à plus de 1000 dollars l’unité sur des plateformes électroniques, les États-Unis la vouent aux gémonies, rapporte Le Figaro.

Mardi, la Financial Industry Regulatory Authority (FINRA) a mis en garde les investisseurs contre un placement qu’elle juge « plus que risqué ».

« Les fraudeurs peuvent voir dans la dernière monnaie numérique en date une occasion de voler votre argent en utilisant les bonnes vieilles techniques d’escroquerie », estime la FINRA. Par ailleurs, les portefeuilles numériques ne sont pas protégés comme les dépôts bancaires, a-t-elle rappelé.

Plus de 750 000 bitcoins, soit l’équivalent d’un demi-milliard de dollars, se sont récemment évaporés de la principale plateforme d’échange MtGox, établie au Japon. S’estimant victime d’une cyberattaque, la société avait déposé son bilan dans ce pays.

Recours collectif
À la suite de ces événements, MtGox s’est placée lundi sous la protection de la loi sur les faillites aux États-Unis. Toutefois, la plateforme fait déjà l’objet d’un recours collectif intenté devant un tribunal de l’Illinois. Les plaignants s’estiment lésés du fait des « actions trompeuses et illégales » de la société, dirigée par le Français Mark Karpelès.

Dernier rebondissement en date : le magazine Forbes rapporte que certains hackeurs affirment qu’il s’agirait d’une mise en scène. Et que Mark Karpelès aurait en réalité toujours accès à la monnaie virtuelle prétendument volée…

Au total, 127 000 personnes dans le monde sont concernées par la disparition des bitcoins de MtGox.

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