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Le blanchiment d’argent expliqué

25 janvier 2016 | La rédaction | Commenter

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Argent_retrait_425Une série de formations sur la lutte contre le blanchiment d’argent sera bientôt offerte aux conseillers.

Le 17 février prochain, le Conseil des professionnels en services financiers (CDPSF) amorcera une tournée québécoise de sensibilisation au recyclage des produits de la criminalité et au financement du terrorisme.

L’itinéraire n’est pas publié pour le moment, mais une première formation, prévue le 17 février à Brossard, est annoncée sur le site web du CDPSF.

Donnant droit à 5 UFC en conformité (IQPF et CSF), elle a notamment pour but de dévoiler la nature criminelle réelle du blanchiment d’argent, de permettre à chacun d’être conscient de son rôle, « de protéger ses affaires et d’être une sentinelle bienveillante contre le terrorisme et les criminalités », précise la fiche descriptive de l’organisme.

La formation, d’une durée d’environ 5 heures, sera donnée par Franck Fingercwajg, qui a conseillé plusieurs institutions et gouvernements en Europe et en Afrique dans la lutte contre le blanchiment de capitaux.

UN AVENANT POUR SE PROTÉGER

Par ailleurs, l’organisme à but non lucratif enrichit le programme d’assurance responsabilité professionnelle qu’il offre à ses membres et à l’industrie d’un avenant de protection juridique contre d’éventuelles poursuites liées à ce type d’activités illicites.

Cet ajout au programme d’assurance responsabilité, appelé ALTEO, se veut le reflet « de l’évolution de la réalité changeante de l’industrie financière », a déclaré Mathieu Cauchon, gestionnaire de projet chez NCA Partenaires, le cabinet d’actuaires qui l’a conçu.

Ainsi, l’avenant assure notamment les frais juridiques du professionnel en services financiers qui ferait face à des accusations de blanchiment d’argent, jusqu’à concurrence de 50 000 $ par réclamation et un total de 250 000 $ par année.

« Trop souvent, des professionnels pensent qu’ils ne sont pas concernés par le blanchiment d’argent ou le financement du terrorisme, affirme Mario Grégoire, président du conseil d’administration et directeur général du CDPSF. […] Ils ont l’impression que cette responsabilité pèse sur les épaules d’un supérieur hiérarchique ou de leur employeur. Rien n’est plus faux. La loi est claire sur ce point. »

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