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Le Brexit fait trembler la City

26 mai 2016 | La rédaction | Commenter

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Angleterre_Grande_Bretagne_Royaume_Uni_Britannique_425Dans moins d’un mois, les Britanniques voteront pour rester dans l’Union Européenne (UE) ou la quitter. Cette dernière option inquiète la place financière et les banques de Londres, lesquelles se préparent discrètement à surmonter ce choc, rapporte l’Agence France-Presse.

Difficiles à prévoir, les répercussions d’une telle décision pourraient s’incarner dans une grande volatilité des marchés, un accès plus difficile au marché unique européen et un chamboulement de la régulation.

Des pertes d’emplois pourraient également survenir. HSBC, la plus grande banque britannique et européenne, soutient qu’elle déplacera un millier d’emplois de Londres vers Paris en cas de Brexit, alors que la Deutsche Bank étudie la possibilité de redéployer ses effectifs.

Selon la société de lobbying TheCityUK, Londres pourrait perdre une centaine de milliers d’emplois dans le secteur de la finance, soit un sur sept.

PLANS DE SECOURS

Entre-temps, les banques britanniques travaillent sur des plans de secours. « Le principal outil à disposition consiste à accumuler des réserves – du liquide, des titres financiers de qualité, des biens servant de garanties – qui ne seraient pas affectées par un Brexit », soutient Anastasia Nesvetailova, professeure d’économie à la City University London.

La Banque d’Angleterre prévoit injecter des liquidités dans le système financier dans les semaines entourant le référendum afin d’éviter un assèchement du crédit. Malgré cela, les institutions financières testent des scénarios pessimistes.

« Cela comprend des tests de résistance sur leurs fonds propres, de garantir la solidité de leur bilan face à une crise massive et prolongée de liquidités et de prévoir les besoins en termes de personnel dans le cas de délocalisation d’activités en dehors de Londres », explique Mme Nesvetailova.

LA NEUTRALITÉ DES BANQUES

Les banques tentent de demeurer neutres dans le débat. Seule Barclays, jusqu’à maintenant, a pris position pour le maintien dans l’UE.

De son côté, le dirigeant de la Banque d’Angleterre, le Canadien Mark Carney, a été attaqué pour ses commentaires sur les risques liés au Brexit, peut-on lire dans une dépêche de Reuters.

Il a prévenu que la Banque d’Angleterre pourrait revoir ses taux d’intérêt à la hausse en cas de Brexit, ce qui affecterait les entreprises et ménages britanniques. Il a aussi soutenu que la sortie de l’UE pourrait causer une récession d’au moins deux trimestres et entraîner de l’inflation.

Les partisans du Brexit l’ont accusé de jouer un rôle politique et de prendre parti dans le débat, ce dont Mark Carney se défend.

Les propos de Mark Carney faisaient écho à des propos fort similaires tenus par George Osborne, ministre des Finances et l’un des leaders de la campagne contre le Brexit.

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