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Le Canada, future plate-forme de négociation du yuan?

25 septembre 2014 | La rédaction | Commenter

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Le Canada devrait songer à devenir la première plaque tournante du renminbi (ou yuan, RMB) en Amérique du Nord, car cela permettrait à son secteur financier « de se diversifier et d’accroître sa résilience », affirme un rapport publié hier par le Service des études économiques de BMO.

Économiste en chef pour BMO Marchés des capitaux, Benjamin Reitzes estime en effet que « l’économie canadienne s’est comportée de manière admirable dans le contexte de l’après-crise financière mondiale » et que « le Canada dispose d’un secteur financier stable et bien capitalisé », ce qui constitue « un avantage indéniable par rapport à une grande partie des autres pays du monde ».

La possibilité d’héberger la principale plate-forme de négociation du RMB en Amérique du Nord est « une occasion à ne pas rater », ajoute-t-il, d’autant que l’économie chinoise occupe une place croissante dans le monde.

Plus de 16 % de l’économie mondiale

En effet, celle-ci a crû « de manière fulgurante au cours de la dernière décennie » et sa part de l’économie mondiale est passée de 7 % en 2000 à plus de 16 % cette année.

Les projections du Fonds monétaire international placent d’ailleurs la Chine devant les États-Unis comme plus importante économie mondiale d’ici à la fin de la décennie, d’autres suggérant même qu’elle occupe déjà la première place.

Le prestige croissant de l’Empire du Milieu s’affiche également dans les marchés de change mondiaux, relève BMO, puisque, en date d’avril 2013, le RMB était la neuvième devise ayant fait l’objet du plus fort volume de transactions.

La Chine, 2e partenaire commercial du Canada

« La Chine est aujourd’hui le deuxième partenaire commercial du Canada, les échanges entre les deux pays atteignant une progression s’approchant des deux chiffres, soit plus du double qu’il y a une décennie. Compte tenu de la forte croissance de l’économie chinoise prévue durant l’horizon prévisionnel, les liens commerciaux entre les deux pays ne devraient que se consolider », anticipe Benjamin Reitzes.

Dans ces conditions, conclut-il, « l’avènement d’une plate-forme nord-américaine de transactions du RMB au pays pourrait faire en sorte de réduire ce qu’il en coûte aux entreprises canadiennes de transiger avec leurs contreparties chinoises, puisqu’une part croissante des opérations commerciales chinoises est effectuée en RMB ».

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