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Le concept « valeur » en Bourse : une définition à géométrie variable

27 janvier 2014 | Commenter

J’ai beaucoup entendu parler du concept de « fonds de valeur » tout au long de ma carrière. Le marketing autour de ce concept résonne bien, car le mot « valeur » procure à l’investisseur un sentiment de sécurité.

Cundill et Templeton

Les conseillers en services financiers d’expérience connaissent bien les rendements et la philosophie des célèbres gestionnaires défunts Sir John Templeton et Peter Cundill, qui étaient de grands adeptes de l’approche « valeur », consistant à investir à contrecourant et à acheter des titres très déprimés et délaissés par les investisseurs.

Sécurité et rendement

La recherche universitaire a par ailleurs démontré qu’investir à long terme dans des titres sous-évalués en matière de ratios financiers que sont le ratio ccurs/bénéfice, la valeur aux livres et les autres ratios, procure un rendement nettement supérieur aux indices boursiers.

Cette étude d’OShaughnessy (page 4) montre que, depuis 50 ans, le rendement de ces titres sous-évalués a été de 2 % à 4 % supérieur à l’indice S&P 500.

La définition du concept de valeur varie d’un gestionnaire à l’autre

La philosophie d’investissement valeur est énoncée par plusieurs gestionnaires, mais le sens de valeur est plus évolutif. Par exemple, Warren Buffett achète des entreprises qui se négocient à des ratios financiers plus chers aujourd’hui, en estimant qu’ils représentent une aubaine à plus long terme. La citation suivante de M. Buffett illustre son principe : « Le prix est ce que vous payez. La valeur est ce que vous gagnez. »

Une entreprise de croissance peut-elle en être une de valeur?

Oui, selon la vision apportée par Warren Buffett. Un titre de croissance se négocie aujourd’hui plus cher que la moyenne du marché, en intégrant les ratios financiers.

C’est alors que le jugement et la compétence du gestionnaire ou de l’investisseur à bien capter les tendances jouent un rôle déterminant, et que la subjectivité et la capacité d’observation se révèlent des atouts de taille.

Par exemple, acheter un titre de biotique ou d’internet qui se négocie à 50 ou 100 fois ses profits aujourd’hui exige une bonne évaluation de la part de l’investisseur, afin de réaliser que le prix auquel il a acheté ce titre est une aubaine sur un horizon de cinq ans et plus.

Les opinions exprimées dans les blogues n'engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement celles de Conseiller.ca.
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