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Le credo de GGOF : investissez à l’étranger

30 novembre 2006 | Commenter

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(30-11-2006)Trois gestionnaires en vue aux fonds GGOF exhortent les investisseurs canadiens à diversifier leurs portefeuilles de placement en achetant des fonds mondiaux.

« Au cours des cinq dernières années, le marché boursier canadien a été de loin le plus performant pour les résidents d’ici. Nous continuons de penser qu’il offrira encore un choix attrayant, mais certains secteurs prometteurs y sont sous-représentés », a indiqué Gavin Graham, le grand responsable de la stratégie de placement à GGOF, en entrevue à Advisor.ca.

Pour ce qui est de la diversification par secteur d’activité industrielle, l’Europe constitue un bon choix, dit Rajiv Jain, gestionnaire du fonds GGOF Actions européennes. Bien que l’Union européenne ait la réputation d’offrir une faible croissance économique et d’être constamment en restructuration, on y trouve des entreprises multinationales bien dirigées qui constituent un risque relativement faible.

Adepte de l’approche valeur, Rajiv Jain cite entre autres le géant de l’alimentation Tesco. Cette société britannique a des activités en Corée, en Thaïlande, en Europe de l’est et en Irlande. Elle prévoit prendre de l’expansion aux États-Unis. Au Royaume-Uni, Tesco chauffe Wal-Mart dans le commerce détail. Rajiv Jain aime également la firme Diageo, qui vend des boissons alcoolisées de grande réputation comme Guinness, Smirnoff, Tanqueray et Johnny Walker. Selon Rajiv Jain, les actions de ces deux multinationales s’échangent à des ratios avantageux, étant donné qu’elles ont sous-performé les indices, dominés jusqu’à récemment par le secteurs des matériaux de base.

Les investisseurs intéressés par l’approche valeur doivent continuer à prioriser l’Asie, indique pour sa part Paul Matthews. Le gestionnaire du fonds GGOF Asiatique de croissance et de revenu estime que la Chine n’est plus un pays où l’on manufacture à bas prix des marchandises sans grande valeur ajoutée. L’Empire du milieu est en voie de devenir une région névralgique en recherche et développement. De plus, c’est un centre financier de premier plan. En 2006, les marchés boursiers chinois ont dépassé ceux des États-Unis et du Royaume Uni pour ce qui est du financement obtenu par des PAPE.

En Inde, poursuit Paul Matthews, le crédit à la consommation ne représente que 5 % du PIB. « Moins de 2 % de la population possède un carte de crédit », précise-t-il. La place pour la croissance est immense non seulement dans ce pays, mais également à Taiwan et à Singapour.

Il croit que les entreprises spécialisées dans les produits de consommation tireront leur épingle du jeu. À mesure que se développe une classe moyenne, les dépenses des ménages en biens durables et semi-durables continueront d’augmenter. Or, on le sait, les populations de ces pays se comptent en millions d’individus qui espèrent devenir des consommateurs.

En Inde, 70 % des habitants vivent en zone rurale, constate Paul Matthews. Ils ont toutes les difficultés à s’approvisionner en denrées de première nécessité. Lorsque les réseaux de distribution deviendront efficaces, la demande en produits de base risque d’exploser. « Les occasions de placement à long terme sont phénoménales », conclut-il.

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