A A A
Immobilier

Le marché immobilier mondial affiche une légère baisse

18 mars 2015 | La rédaction | Commenter

  • commenter
  • envoyer
  • imprimer

Pour la première fois en deux ans, l’indice global des prix de l’immobilier résidentiel du réseau mondial Knight Frank a affiché une légère baisse de 0,6 % au 4e trimestre 2014, rapporte Le Figaro.

Calculé chaque trimestre, l’indice a chuté en raison du « paysage politique et économique tourmenté de la fin d’année », estime le cabinet basé à Londres, avec la crise en Ukraine, les tensions au sein de l’Union européenne à propos de la Grèce, ainsi que les perspectives de ralentissement économique en Chine.

L’Europe est la plus touchée

Alors que Knight Frank indiquait encore récemment que le marché du luxe demeurait en expansion, il a désormais revu ses prévisions à la baisse pour de nombreux pays, à l’exception de l’Irlande, de la Turquie, de Hong Kong, de l’Estonie et de la Nouvelle-Zélande, notamment. Sans surprise, l’Ukraine enregistre un spectaculaire plongeon de 16,7 % de ses prix.

Si on compare les résultats par continents, c’est en Europe que la croissance est la plus faible avec des prix en hausse de 1,6 % en moyenne, alors que le Moyen-Orient affiche un score moyen de 7,7 %.

Léger repli au Canada

Au pays, les prix ont légèrement régressé (-0,3 %) au 4e trimestre, comparativement au trimestre précédent, tandis que les États-Unis enregistraient une tendance identique (-0,4 %) sur la même période.

En Asie comme au Moyen-Orient, relève Le Figaro, l’immobilier « standard » se comporte mieux que le marché du luxe. Dans ces secteurs, note le quotidien français, « il semble donc que les transactions les plus dynamiques concernent des surfaces plus réduites, et surtout des tarifs moins élevés que par le passé pour rester plus facilement finançables par les banques ».

À New York, Manhattan bat des records!

En 2014, quelque trois millions de nouveaux baux ont été signés, contre 2,4 millions en 2013 et 2,1 millions en 2012, selon la firme Cushman & Wakefield.

Toutefois, cette reprise du marché immobilier n’a, pour l’instant, pas fait flamber les loyers, explique Le Figaro, qui précise que le loyer moyen dans Manhattan reste tout de même très élevé, puisqu’il s’établit à 990 dollars/m2 par an – et jusqu’à 1 200 dollars le mètre carré, dans le centre-ville, lorsque le bâtiment est classé A.

Des investisseurs surtout américains

Dans les secteurs les plus courus, comme la 5e Avenue et Madison Avenue, le prix peut même atteindre les 1 500 dollars/m2 par an. D’après Cushmann & Wakefield, 49 transactions (représentant 160 000 m2) ont été effectuées à ce tarif.

Par ailleurs, le désormais fameux « One World Trade » a déjà permis de réaliser quelque 455 000 m2 de bureaux. Et lorsque les travaux seront achevés, c’est plus d’un million de mètres carrés de bureaux neufs qui seront ainsi mis sur le marché.

Les investisseurs sont en grande majorité américains, mais en 2014, les étrangers ont cependant représenté entre 15 et 20 % des investisseurs, surtout en provenance d’Asie, d’Australie, du Moyen-Orient et d’Israël.


La rédaction vous recommande :

• L’immobilier de luxe londonien de luxe, paradis de l’argent sale
• 5 conseils pour déjouer les hypothèques et évaluations frauduleuses
• Immobilier : les ventes ont grimpé de 8 % à Montréal

 

 

 

 

Loading comments, please wait.
Rogers médias numériques