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Le PDG de la TD veut encadrer les FinTechs

4 avril 2016 | La rédaction | Commenter

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medias-sociaux-technologie_425De passage à Montréal jeudi pour l’assemblée annuelle de l’institution, le grand patron de la Banque TD a livré un vibrant plaidoyer pour un meilleur encadrement des FinTechs, faisant valoir qu’elles n’étaient pas soumises aux mêmes règles que les banques et qu’elles représentaient un risque pour les consommateurs.

Bharat Masrani demande donc aux régulateurs de mettre en place « une réglementation visant à assurer la sécurité des renseignements sur les clients et l’intégrité du système financier », explique La Presse.

« Des milliers d’entreprises de technologie financière se disputent les clients des banques et ces intervenants ne sont pas assujettis à la même réglementation que les banques classiques », a dit Bharat Masrani lors de l’assemblée.

« Plusieurs entreprises de technologie financière ont été aux prises avec des brèches de sécurité, des interruptions de service et des problèmes de solvabilité. Les consommateurs doivent bénéficier de la même tranquillité d’esprit, quelle que soit l’entreprise avec laquelle ils font affaire », a-t-il ajouté.

La TD, qui est la deuxième plus grosse institution bancaire au Canada, tenait son assemblée annuelle en sol québécois pour la première fois depuis 2010, alors que les actionnaires s’étaient réunis à Québec pour souligner le 150e anniversaire de la présence de la TD dans la Belle Province.

LA SCOTIA CHOISIT D’INVESTIR

De son côté, la Banque Scotia a plutôt choisi de prendre le taureau par les cornes en investissant la somme non négligeable de 2 G$ dans les FinTechs.

C’est ce qu’a indiqué le PDG de la banque, Brian Porter, lors d’un discours à l’université Western Ontario la semaine dernière. Cette somme servira entre autres à augmenter la sécurité contre les cyberattaques et à améliorer le service à la clientèle.

Devant son auditoire, M. Porter a énoncé ce que d’autres institutions financières constatent depuis quelque temps : les Apple et Amazon de ce monde représentent le modèle à suivre pour les banques du futur.

« Ces compagnies fournissent une expérience fluide, sans friction aux consommateurs. C’est ce genre d’expérience que les clients sont en droit d’attendre de toutes les industries », a-t-il déclaré.

Plus d’un million d’emplois bancaires supprimés d’ici 2025

L’arrivée de nouveaux joueurs issus des technologies affecte grandement l’emploi dans le secteur financier. Le coupable : le téléphone intelligent. Selon le baromètre Deloitte de la relation banques-clients, 24% des Français n’utilisent jamais les services de leur banque. Et ce chiffre a augmenté de 10 points en un an.

Ainsi, l’industrie bancaire risque de subir un énorme coup dans les 10 prochaines années, révèle une étude de Citi Group. On prévoit que pas moins de 1,8 million d’emplois pourraient être supprimés d’ici 2025 en Europe et aux États-Unis. Quand on sait qu’il y a actuellement 2,9 millions de salariés dans les banques sur le Vieux Continent et qu’on estime qu’il n’en restera plus que 1,82 million dans 10 ans, les travailleurs du secteur ont de quoi s’inquiéter.

On prévoit également 800 000 pertes d’emplois chez nos voisins du Sud, toujours selon l’étude de Citi.

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