A A A
Argent

Vive la France et les comptes secrets en Suisse!

29 avril 2015 | La rédaction | Commenter

  • commenter
  • envoyer
  • imprimer

Jean-Marie Le Pen, président d’honneur du Front national (FN), aurait dissimulé 2,2 millions d’euros, dont 1,7 million sous forme de lingots et de pièces d’or, dans un compte secret situé en Suisse, selon des informations relayées par Le Monde.

Si le parquet de Paris s’est refusé, pour l’heure, à confirmer les montants en cause, l’existence du compte et son historique de transferts ont toutefois été confirmés.

Ouvert auprès de HSBC, le compte secret et protégé de toute imposition aurait ensuite été transféré à la Compagnie bancaire helvétique (CBH) dans une fiducie gérée par Gérald Gérin, assistant personnel de M. Le Pen et trésorier de deux organes de financement du Front national, soit Cotelec et Promelec.

Le compte caché aurait ensuite été géré depuis Genève par un avocat d’affaires, et ce, jusqu’en mai 2014, date à laquelle il aurait été transféré définitivement dans une banque CBH des Bahamas.

Rappelons qu’en 2013, M. Le Pen avait reconnu l’ouverture d’un compte en Suisse en 1981. Depuis cet aveu, une enquête a été ouverte. Celle-ci tente de déterminer les raisons expliquant la hausse de valeur nette de 1,1 million d’euros de ses avoirs recensée entre 2004 et 2009.

M. Le Pen et le Front national sont aussi visés par d’autres enquêtes et examens. Par exemple, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique étudie présentement en détail la déclaration de revenus 2014 du député européen, question d’en valider la conformité. Selon Mediapart, Jean-Marie Le Pen est un habitué des contrôles fiscaux. En 60 ans de carrière, l’homme politique a fait l’objet de 17 enquêtes officielles de ce genre.

Les modes et sources de financement du FN et de ses campagnes électorales depuis l’accession de Marine Le Pen à la présidence font aussi l’objet d’une enquête.

Fraude fiscale : le nombre de signalements explose en Suisse

Présentement au cœur de plusieurs scandales financiers et de changements de réglementation bancaires, la Suisse vient tout juste d’enregistrer une hausse spectaculaire du nombre de signalements de fraude fiscale.

Sur 10 ans, on parle de 140 %, selon le Bureau de communication en matière de blanchiment d’argent en Suisse. En 2014, la hausse serait d’environ 25 % par rapport à 2013.

Ces dénonciations visant l’évasion fiscale et le blanchiment d’argent émaneraient de plusieurs catégories de professionnels et de travailleurs : banquiers, gestionnaires de portefeuille, employés de casinos, courtiers immobiliers, etc.

La plupart des plaintes placées porteraient sur la manipulation de cours boursiers, d’abus de confiance, de corruption, d’hameçonnage et de financement d’organisations criminelles.


La rédaction vous recommande :

Loading comments, please wait.