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Le pétrole descend sous les 100 $ du baril pour la première fois depuis avril

15 septembre 2008 | Commenter

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(Bloomberg) – Le pétrole est tombé sous le seuil des 100 $ le baril à New York pour la première fois depuis avril, au milieu de prédictions montrant qu’un ralentissement de l’économie mondiale réduira la demande en énergie.

Les contrats boursiers se sont transigés aussi bas que 99,99 $ le baril et ont effacé presque le tiers de leur valeur depuis qu’ils ont atteint le record de 147,27 $ le 11 juillet dernier.

« Le marché est assurément très différent maintenant qu’il ne l’était précédemment, a affirmé Peter Beutel, président de la société d’experts-conseils en énergie Cameron Hanover Inc., au Connecticut. Ce marché ne s’intéresse pas autant à l’approvisionnement dorénavant, mais plutôt à la demande. »

Le pétrole brut pour les livraisons d’octobre est tombé de 66 cents, ou 0,7 %, jusqu’à 100,21 $ le baril à la Bourse de New York (New York Mercantile Exchange). Les contrats boursiers ont chuté jusqu’à leur plus bas niveau depuis le 2 avril.

Le 10 septembre, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a réduit ses prévisions pour la demande mondiale de pétrole en 2008 et en 2009, étant donné que les prix élevés de l’essence freinent la consommation américaine. Le gouvernement américain a diminué, le 9 septembre, le montant des prix prévus du pétrole brut, de l’essence et des combustibles de chauffage pour l’hiver, citant le repli de la demande mondiale.

En date du 10 septembre, la demande des quatre semaines précédentes pour les combustibles avait décliné de 3,8 %, selon le Département de l’énergie.

« Les ministres semblent réellement inquiets que la demande mondiale dégringole et que les stocks précédemment appauvris rebondissent avec vengeance, a affirmé Antoine Halff, chef de l’équipe de recherche sur l’énergie chez Newedge USA LLC à New York, dans un rapport la semaine dernière. Leur panique atteste de l’ampleur de la faiblesse du marché qui pourrait s’affaiblir encore plus. »

L’inventaire américain de pétrole brut a chuté de 5,8 millions de barils pour atteindre 298 millions de barils, tel que rapporté par le Département de l’énergie le 10 septembre dernier. La médiane des analystes sondés par Bloomberg prévoyait que l’approvisionnement déclinerait de 3,5 millions de barils.

Peyton Feltus, président de Randolph Risk Management, à Dallas, affirme qu’il prévoit que le pétrole sera quand même au-dessus de 100 $ et terminera l’année à 150 $, face à la demande soutenue de pays comme la Chine et l’Inde.

Malgré la baisse du prix du baril, les prix à la pompe avaient escaladé au cours de la fin de semaine. Vendredi, il avait grimpé de 0,10 $ à Montréal, puis encore de 0,14 $ samedi, atteignant 1,49 $ dans certaines stations-services.

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