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Le « plus grand délit d’initié de l’histoire » enfin terminé

14 janvier 2016 | La rédaction | Commenter

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entente_main_accord_client_425Dans le collimateur des régulateurs boursiers depuis 10 ans, l’auteur du « plus grand délit d’initié de l’histoire » vient de conclure un accord avec la Securities and Exchange Commission (SEC).

C’est en effet ainsi que le procureur de Manhattan avait qualifié l’affaire impliquant Steven Cohen, ex-patron du fonds spéculatif SAC Capital Advisors. L’homme de 59 ans aura finalement réussi à négocier avec le gendarme des marchés financiers un arrangement qui lui est « très favorable », rapporte Le Monde.

En effet, « non seulement il ne lui est réclamé aucun dédommagement, mais en plus il pourra reprendre son activité de gestion de fortune pour le compte de ses clients dans deux ans ».

SPECTACULAIRE RETOURNEMENT DE SITUATION

En échange, ses activités professionnelles seront strictement surveillées afin de détecter d’éventuels délits d’initiés et il devra également accepter la présence permanente à ses côtés d’un consultant indépendant, a précisé Andrew Ceresney, l’un des responsables de la SEC.

Il s’agit là d’un « spectaculaire retournement de situation », souligne Le Monde. Celui qui a longtemps régné en maître sur Wall Street, « dégageant pour ses clients des rendements de 25 % en moyenne », est passé à deux doigts de l’interdiction à vie de gérer un fonds spéculatif (hedge fund).

Les autorités américaines reprochaient à Steven Cohen d’avoir failli à ses responsabilités en couvrant les pratiques d’un de ses courtiers. Ce dernier a été reconnu coupable en 2014 d’avoir utilisé, six ans auparavant, des informations confidentielles lui permettant de spéculer sur les actions des laboratoires pharmaceutiques Elan et Wyeth.

1,8 G$ D’AMENDES

L’utilisation de ces informations, qui concernaient un traitement contre la maladie d’Alzheimer, avait permis à SAC Capital Advisors de réaliser des profits de 275 M$.

Cette affaire avait conduit la firme à plaider coupable et à verser 1,8 G$ d’amendes aux autorités fédérales en 2013 afin de mettre un terme aux poursuites.

Steven Cohen avait ensuite été contraint de la dissoudre… avant de monter dans la foulée une nouvelle société baptisée Point72 consacrée, cette fois, à la gestion de sa fortune personnelle, estimée à 11 G$.


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