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Immobilier

Le prêt hypothécaire alternatif de plus en plus répandu

2 février 2015 | La rédaction | Commenter

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Rejetés par un système bancaire aux règles resserrées, de plus en plus de Canadiens se tournent vers les solutions de financement hypothécaire alternatives. Si la tendance se maintient, cette part de marché, qui se situe actuellement à 2,2 %, pourrait être revue à la hausse au cours des prochaines années, selon un article paru dans le Financial Post.  

« Le nombre de prêts hypothécaires consentis par des institutions autres que les banques ou les coopératives de crédit a connu une hausse de 0,8 % lors de la récession de 2008-2009, a déclaré Benjamin Tal, chef économiste, CIBC Marchés mondiaux. Mais au cours des dernières années, ce taux est grimpé annuellement de 25 %. »

Comment expliquer cette popularité grandissante? « Parce qu’ils offrent plusieurs options, notamment aux gens affichant un crédit instable, aux personnes récemment divorcées et aux travailleurs autonomes qui s’octroient des salaires plus bas à des fins fiscales », précise Jason Scott, courtier au Mortgage Group, à Edmonton.

Ce succès s’expliquerait également par le rôle qu’ils jouent dans le marché. Plus précisément en permettant à certains clients de rebâtir leur cote de crédit, bien qu’à un taux d’intérêt supérieur à celui des banques. Selon Jason Scott, 10 % de sa clientèle aurait recours à ce type de financement.

En décembre 2014, la Banque du Canada a émis un avertissement au sujet de la dynamique résultant des prêts accordés par des institutions opérant selon des normes moins strictes à des clients aux capacités de remboursement jugées moindres.

« Avec une part de marché de 2,2 %, ces pratiques non traditionnelles ne posent pas de problème pour la stabilité économique, a commenté Benjamin Tal. Mais si elles devaient atteindre 5 %, il y aurait raison de s’inquiéter. »

Ce qu’il faut savoir

Avant de signer avec un prêteur hypothécaire alternatif, on recommande les actions suivantes :

  • Prendre le temps de bien s’informer sur la question et de consulter plusieurs institutions avant d’arrêter son choix;
  • Consulter au moins un courtier d’expérience afin de prendre connaissance de toutes les options disponibles;
  • Lire attentivement toutes les clauses et petits caractères, plus particulièrement ceux concernant les obligations de remboursement.

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