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Le Québec profitera des dépenses en immobilisations

20 juillet 2007 | Commenter

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Selon le plus récent rapport Provincial Trends d’Études économiques de la Banque Scotia, d’importantes dépenses en immobilisations et la croissance des revenus des ménages insuffleront de la vigueur à l’économie québécoise pour 2007 et 2008.

« Les dépenses publiques dans la construction non résidentielle, la santé, l’éducation, les infrastructures et les services publics se poursuivent, et les mégaprojets hydroélectriques représenteront une grande partie de ces dépenses, déclare David Hamilton, économiste de la Banque Scotia. Dans le secteur privé, des projets miniers de zinc, de nickel et de minerai de fer sont en voie de développement, et un projet de construction d’un terminal de gaz naturel liquéfié(GNL)a reçu l’approbation du gouvernement. »

Comme pour l’Ontario et les provinces de l’Atlantique, l’important secteur forestier du Québec est en restructuration, indique M. Hamilton. Quant au secteur de l’aérospatiale, d’importantes commandes d’avions sur le marché mondial entraîneront des perspectives très positives.

Le rapport de la Banque Scotia prévoit une croissance moyenne d’environ 2,5 % du PIB canadien en dollars constants en 2007 et 2008, soit un demi-point de pourcentage sous la moyenne des trois années précédentes. Même si ce taux devrait être marqué négativement par le ralentissement économique de nos voisins du Sud et par la pénurie de main-d’oeuvre et de certains matériaux, il reflète plutôt trois importantes tendances qui dominent toujours la performance canadienne de façon sous-jacente :

1- Le rythme de l’activité économique dans les régions riches en ressources(l’Ouest, le Nord et l’Est)est deux à trois fois supérieur. Ce sont les provinces du centre du Canada, dont l’économie dépend des exportations et est axée sur la fabrication, qui souffrent du ralentissement américain et de la perte de compétitivité face à la concurrence étrangère accrue et au dollar canadien robuste.

2- Puisqu’elles sont dominées par les dépenses à la consommation, la construction non résidentielle et les services, les activités qui demeurent à l’intérieur du pays gardent leur vigueur dans toutes les provinces.

3- Les dépenses dans les infrastructures influencent grandement la croissance intérieure à l’échelle nationale. En plus des dépenses inévitables en santé et en éducation, il existe une nouvelle volonté de renouveler les réseaux de transport et les ports, et de s’engager dans un certain nombre d’initiatives écologiques.

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