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Épargne

Le REER, star du petit écran

19 février 2016 | Christine Bouthillier | Commenter

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television_publicite_media_emissionAlors que la période des REER bat son plein, les institutions financières rivalisent d’imagination pour convaincre les investisseurs.

Les publicités vantant les mérites du régime enregistré d’épargne-retraite (REER) se multiplient ces jours-ci, tant à la télévision qu’à la radio ou en succursale. Et toutes tentent une approche différente pour attirer le client.

« La publicité permet de donner une personnalité à la marque, de définir ce qui distingue les institutions financières. Elles offrent pas mal toutes les mêmes produits, même si elles diront le contraire… », explique Arnaud Granata, vice-président, directeur des contenus à Infopresse.

La Banque Nationale mise par exemple sur l’humour dans sa campagne en faisant réaliser aux téléspectateurs que « le temps passe vite » et que c’est le moment de préparer un plan de retraite.


De son côté, Desjardins a opté pour un vox-pop original mené par l’animateur Fred Bastien, où il invite les passants à contempler des taches d’encre et à indiquer à quoi elles leur font penser. Et l’une d’entre elles ressemble étrangement au sigle d’un outil d’épargne bien connu…


À l’instar de la Banque Nationale, le Fonds de solidarité FTQ cherche lui aussi à donner le sourire avec une campagne en plusieurs volets au ton franchement humoristique. On y raconte notamment l’histoire de Xavier, qui utilise les économies d’impôt issues de sa cotisation REER pour partir en voyage de motoneige, rencontrer en chemin un « sympathique ermite » (Martin Picard!) qui lui fait à manger et finalement écrire un livre sur son aventure : Osso buco, ma vie/my life.


« On tente de parler des REER de façon un peu moins ennuyante, le sujet revient chaque année, mentionne M. Granata. On va chercher les gens autrement, de façon plus ludique. »

Ainsi, l’important n’est pas de donner de l’information directe aux téléspectateurs, estime-t-il. La publicité a pour rôle de frapper l’imaginaire du consommateur. Lorsqu’il aura besoin de services financiers, il se rappellera de cette institution en particulier et ira se renseigner sur son site web ou prendra un rendez-vous avec un conseiller.

Tout comme cuire un steak, faire éclater du maïs soufflé ou se raser, calculer combien il faudra épargner pour la retraite ne se fait pas tout seul, rappelle Retraite Québec, images à l’appui. L’organisme gouvernemental en profite pour faire la promotion de son outil de planification en ligne.


L’INFORMATION AVANT TOUT

D’autres campagnes se veulent informatives, comme celle de La Capitale assurance et services financiers. Les bases du REER y sont passées en revue : utilisations possibles, avantages, prélèvements, etc. À noter que cette vidéo a été produite pour aider les conseillers à informer leur clientèle et n’est diffusée que sur le web.


Le Mouvement Desjardins cherche aussi à faire appel aux émotions des téléspectateurs. Une de ses publicités montre un grand-papa à sa première journée « dans ses nouvelles fonctions »… de retraité. Il en profite pour aller déjeuner avec ses petites-filles. Une narratrice rappelle alors que, pour « savourer pleinement le grand jour de la retraite », il faut cotiser à son REER et son CELI.


« Desjardins essaie d’être plus terre à terre, de donner plus d’informations, note Arnaud Granata. Sa marque joue beaucoup sur les valeurs familiales et ça fonctionne. Son positionnement est très clair. »

Le Groupe Investors y est allé, quant à lui, d’une métaphore musicale pour montrer qu’ « avec des REER, on commence sur une bonne note ». Dans la publicité, chaque aspect de la vie financière (placements, fiscalité, prêts hypothécaires, etc.) est illustré par un disque. Avec un bon plan de retraite, on évite la cacophonie, constate-t-on en regardant la vidéo.


Ces mêmes « albums financiers » se retrouvent aussi sur le web dans ce GIF animé.

En succursale, la Banque Laurentienne projette quant à elle de courtes animations pour rappeler l’importance des REER à ses clients et leur proposer des produits spécifiques.

« La publicité en succursale fonctionne, mais encore faut-il y mettre les pieds. Ça permet de ne pas oublier le REER », constate M. Granata.

Il ajoute que la Banque Laurentienne verse souvent dans le marketing événementiel, en associant sa marque à certains événements.

À LA RADIO AUSSI

Certains, comme le conseiller Ian Sénéchal, ont plutôt tenté leur chance du côté de la radio. Le représentant en épargne collective et conseiller en sécurité financière a joué la carte de la familiarité et de la jeunesse dans ses publicités. Sur un ton dynamique, on y entend sa « cliente » Patricia faire l’apologie de ses services.

« À la radio, le message est plus direct qu’à la télévision, il n’y a pas d’images. On cherche davantage à rappeler aux auditeurs l’existence d’un produit ou d’un service », commente Arnaud Granata.

L’imprimé n’est pas négligé

Les publicités vantant les bienfaits du REER envahissent aussi les pages des publications imprimées.

Toutefois, elles sont beaucoup plus sobres que leurs homologues télévisées. Peu d’humour ou d’émotion; les institutions financières privilégient plutôt l’information.

« L’imprimé permet de mettre des renseignements écrits que l’on peut mémoriser, plus qu’à la télévision », souligne Arnaud Granata, vice-président, directeur des contenus, chez Infopresse.

La Capitale Assurance et services financiers a par exemple décidé de mettre de l’avant ses comptes d’investissement, qu’elle qualifie « d’uniques sur le marché », au capital garanti à 100 % au décès.

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La Banque Laurentienne, quant à elle, affiche notamment des informations sur le REER et son CPGAction Blue Chip directement en succursale.

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Finalement, le représentant Ian Sénéchal y va plutôt de conseils et parfois même de citations d’investisseurs connus.

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