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Immobilier

Le risque hypothécaire doit être transféré au secteur privé

13 juin 2014 | Yves Rivard | Commenter

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En dépit d’actions stratégiques vigoureuses de la part du gouvernement fédéral pour protéger les acheteurs potentiels d’un marché immobilier en surchauffe, l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) est d’avis que des mesures encore plus drastiques devront être prises pour éviter le pire. Les recommandations, recensées par Gordon Isfeld, du Financial Post, suivent.

On note ainsi que le gouvernement devrait réduire progressivement sa participation dans le marché de l’assurance hypothécaire et transférer une plus grande partie du risque au secteur privé, la situation actuelle voulant que l’assurance offerte par la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL) couvre totalement les prêts ne nécessitant pas un dépôt de 20 % et plus de la part de l’acheteur.

De plus, l’OCDE recommande que la SCHL, qui peut maintenant assurer les hypothèques jusqu’à concurrence de 600 milliards de dollars, revoie à la baisse ce plafond et augmente la contribution du secteur privé à 300 milliards de dollars. « À long terme, les activités d’assurance de la SCHL pourraient être privatisées, ce qui positionnerait le gouvernement exclusivement en tant que garantie de pertes catastrophiques », peut-on lire dans le rapport déposé dans le cadre du Forum économique international des Amériques à Montréal, tenu du 9 au 12 juin.

Pour rappel : le fédéral est intervenu à quatre occasions au cours des cinq dernières années pour refroidir le feu d’un marché nourri aux taux planchers records, pour resserrer les conditions de prêt et réduire l’amortissement des hypothèques à 25 ans. À travers la SCHL, Ottawa a également cessé d’offrir l’assurance hypothécaire aux développements de projets d’unités de condominium.

David Madini, chef économiste à Capital Economics, à Toronto, croit qu’en dépit des mesures prises par le ministre des Finances Joe Oliver, le marché devrait connaître une chute, citant les conditions restreintes de crédit, l’offre immobilière excédentaire et, éventuellement, la hausse des taux hypothécaires.

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