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Le tiers des femmes au Canada sont le principal soutien de famille

24 août 2006 | Commenter

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(24-08-2006)Un étude de Statistique Canada portant sur l’année 2003 révèle que, sur 4,7 millions de couples canadiens à deux soutiens, près de 1,5 million d’entre eux comptait sur la femme comme principal pourvoyeur financier. Autrement dit, presque le tiers des familles au pays se fiaient sur la femme pour mettre le pain et le beurre sur la table.

Par comparaison, elles n’étaient que 11 % en 1967 à remplir ce rôle.

Plusieurs raisons expliquent le revirement de situation en 2003. D’abord, 30 % des femmes qui agissaient comme soutiens principaux détenaient un diplôme universitaire, comparativement à 21 % des femmes soutiens secondaires et à 25 % des maris principaux soutiens.

Comme elles sont plus instruites, les femmes qui étaient soutiens principaux ont été plus nombreuses à tenir un emploi bien rémunéré. En 2003, 40 % d’entre elles occupaient des postes de gestion et des emplois professionnels, comparativement à seulement 26 % des femmes soutiens secondaires.

D’autre part, les femmes principaux soutiens étaient généralement aussi plus nombreuses à occuper un emploi à temps plein, à travailler plus d’heures rémunérées par semaine et à avoir plus d’années d’expérience, « autant de caractéristiques qui sont associées à un revenu d’emploi plus élevé », constate Statistique Canada.

Mais cette « promotion » à titre de soutien principal de famille n’a pas éliminé pout autant les écarts de salaire entre hommes et femmes au Canada.

Ainsi, les revenus des familles au sein desquelles la femme était le principal soutien se sont élevés en moyenne à 74 000 $ en 2003, comparativement à 86 000 $ dans les familles où c’était le mari qui était le principal pourvoyeur.

Le régime fiscal a permis de rétrécir une partie de cette disparité, entraînant un revenu après impôt de 61 000 $ pour les familles dans lesquelles la femme était le principal soutien, contre 69 000 $ pour les familles dans lesquelles le mari était le principal soutien.

En outre, la part des femmes principaux soutiens dans le revenu familial était, en moyenne, inférieure à celle des maris principaux soutiens. En effet, leur revenu d’emploi ne représentait qu’un peu plus de la moitié de leur revenu familial, tandis que le revenu d’emploi des maris principaux soutiens constituait les deux tiers du revenu familial.

Dans près des deux tiers des couples où la femme était le principal soutien, celle-ci touchait un revenu qui était plus de deux fois supérieur à celui de son mari. Environ un quart seulement des femmes principaux soutiens touchaient moins de 50 % de plus que leurs maris.

L’étude de l’agence fédérale montre en outre que les femmes qui sont les principaux soutiens de famille diffèrent à plusieurs égards des autres épouses qui travaillent. En effet, elles sont légèrement plus âgées, et généralement plus instruites que les épouses soutiens secondaires et les maris principaux soutiens.

 

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