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L’économie canadienne a pris du tonus en janvier

1er avril 2008 | Commenter

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Le PIB du pays a progressé de 0,6 % en janvier, rapporte Statistique Canada. L’économie a redressé la tête après le repli de 0,7 % observé en décembre 2007, fléchissement qui a fait craindre le spectre d’une récession au pays. De janvier 2007 à janvier 2008, le PIB du Canada a crû de 2,2 %.

«Ce rebond de l’économie canadienne n’est pas une surprise, car l’évolution récente des indicateurs économiques signalait une croissance plus robuste en janvier. Le retour à la normale de certaines activités après les importantes chutes de neige en décembre a certainement contribué à l’accélération de la production en janvier», a souligné Benoit P. Durocher, économiste senior au Mouvement Desjardins.

La croissance a été largement répartie. Commerce de gros et de détail, fabrication, finance, extraction et exploration pétrolières et gazières, hébergement, services de restauration et agriculture, tous affichent des poussées parfois significatives.

Ce fut le cas par exemple pour le commerce de gros, qui a bondi de 2,8 % en janvier, éclipsant son plus récent sommet atteint en novembre dernier. Avec une avancée de 1,7 %, le secteur de la fabrication n’est pas en reste. La production de biens durables, de véhicules et de pièces automobiles, de machines, de métaux, de boissons et de produits du tabac ont progressé de façon marquée.

Les activités du secteur de la finance et des assurances ont augmenté de 0,3 %, grâce à un volume record d’opérations sur les marchés boursiers. Toutefois, les ventes de fonds communs et la plupart des services bancaires courants se sont repliés en janvier. Statistique Canada enregistre également un recul du côté des services publics, de l’extraction minière et de la foresterie.

Pour Benoit P. Durocher, cette progression du PIB en janvier confère un «acquis de croissance» d’environ 1 % pour le premier trimestre de 2008. Tant mieux, car les difficultés économiques aux États-Unis de même que la valeur élevée du dollar canadien pourraient se traduire par un léger recul du PIB réel en février et en mars. «Au bout du compte, l’ensemble du premier trimestre se soldera vraisemblablement par une variation pratiquement nulle du PIB réel», prévoit Benoit P. Durocher.

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