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Économie

L’économie canadienne va bien, selon le PDG de la Scotia

16 février 2016 | La rédaction | Commenter

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Bourse_canada_hausse_425Les marchés boursiers sont déconnectés de l’économie réelle et cela risque de nuire aux entreprises, prévient le PDG de la Banque Scotia.

Dans un discours prononcé vendredi devant le Canadian Club, à Toronto, Brian Porter a précisé que cette distorsion entre les réalités économiques et l’attitude des marchés pourrait influer sur « le sentiment de confiance des consommateurs », rapporte l’agence QMI.

Selon le dirigeant, ce qui affecte aujourd’hui les finances mondiales relève davantage de la politique que de l’économie.

«Dans le cas du pétrole, les prix sont plus que jamais nourris par des facteurs géopolitiques », a-t-il estimé.

SENTIMENT D’INSÉCURITÉ

Pour tenter de rétablir un certain équilibre, Brian Porter a noté que les banques centrales et les gouvernements avaient mis en œuvre diverses stratégies, dont l’instauration de taux d’intérêt négatifs, qui représentent un véritable défi pour les institutions financières.

Le sentiment d’insécurité a également gagné nombre d’investisseurs, qui se sont rabattus sur les obligations gouvernementales, un type de produits pour lequel la demande atteint un niveau « sans précédent depuis des décennies », a souligné le président de la Scotia.

Tout cela « fait en sorte que la confiance s’érode et que les consommateurs cessent de dépenser. Les entreprises n’investissent pas dans de nouveaux équipements et elles n’embauchent pas non plus de nouveaux employés », a-t-il déploré.

CHANGER DE PERSPECTIVE

Pourtant, la réalité est bien différente selon lui, puisque nombre d’entreprises enregistrent de bons résultats, investissent dans les nouvelles technologies pour se moderniser et continuent d’embaucher de nouveaux salariés.

Par conséquent, loin d’être pessimiste, Brian Porter invite au contraire les dirigeants du monde de la finance et de la politique « à changer [leurs] perspectives » et à « faire une lecture plus en phase avec les réalités économiques ».

Enfin, il demande aux gouvernements d’encourager le développement d’un environnement qui soit attrayant pour les investissements.

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