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Économie

L’économie québécoise reprend du poil de la bête

20 mai 2015 | La rédaction | Commenter

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L’Indice précurseur Desjardins (IPD) a augmenté de 0,3 % au mois de mars, après avoir stagné en février et s’être replié de 0,3 % en janvier, indique Desjardins Études économiques.

Cet outil composite, qui « permet de saisir les changements de tendances susceptibles d’annoncer l’arrivée d’une récession ou d’une reprise dans un proche avenir », donne là un signe « encourageant », selon l’institution financière.

En effet, ce bon résultat laisse « entrevoir une amélioration de l’économie québécoise au cours des trois à six prochains mois », estime Chantal Routhier, économiste au Mouvement.

Celle-ci juge par ailleurs que l’emploi demeure en progression et que « la hausse des exportations continuera de se répercuter positivement sur l’évolution du produit intérieur brut réel de la province ».

Les ménages vulnérables

Toutefois, nuance-t-elle, « la consommation demeure faible, le marché résidentiel tourne au ralenti et les investissements des entreprises tardent à se redresser, ce qui vient rappeler que l’économie du Québec demeure fragile ».

Si la composante « ménages » de l’IPD a augmenté en mars, sous l’effet de l’amélioration du moral des consommateurs, la confiance des ménages a en revanche chuté de 8,8 % en avril, « ce qui reflète que leur situation reste vulnérable », selon Chantal Routhier.

Les ventes au détail sont d’ailleurs plutôt faibles depuis le début de l’année, relève Desjardins. Les ventes d’automobiles affichent une tendance baissière, et ce, à l’instar de celles des meubles ainsi que des appareils électroniques et ménagers.

Marasme dans l’habitation

De son côté, le bloc « habitation » continue d’être plutôt anémique, alors que la construction neuve fléchit depuis le début de l’année et que la revente progresse à bas régime. Ainsi, le mois dernier, les mises en chantier ont diminué de 2,9 % mensuellement pour atteindre 28 602 unités, et ce, après avoir rebondi de 12 % en mars.

Au total, le bilan de janvier à avril fait état d’un repli de 29,1 % et « la température anormalement froide de l’hiver n’est vraisemblablement pas étrangère à cette contraction », juge Chantal Routhier.

Même si les ventes de propriétés existantes ont bondi en mars, le premier trimestre de l’année s’est tout de même conclu sur une note négative avec une diminution de 1,1 % du nombre de transactions comparé au trimestre précédent.

Le marché de la revente en surplus

Toujours en mars, le prix de vente moyen a affiché une hausse mensuelle de 0,8 %, après être resté stable en février et avoir diminué en janvier.

Enfin, note Desjardins, le marché de la revente est en surplus dans plusieurs agglomérations de la province et, dans ce contexte, « les délais de vente moyens continuent de s’allonger et la progression du prix de vente moyen demeure modeste ».

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