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Crédit

L’endettement des Canadiens

19 janvier 2012 | Cimon Plante | Commenter

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Selon les dires de Marc Carney, gouverneur de la Banque du Canada, peu de Canadiens ont appris de l’erreur de nos voisins du Sud.

En fin d’année 2011, M. Carney a, encore une fois, sonné l’alarme afin de signaler le risque que courent plusieurs ménages au pays à cause de leur fort niveau d’endettement. Le faible taux d’intérêt sur l’emprunt devra éventuellement augmenter. C’est à ce moment que plusieurs familles canadiennes auront des difficultés financières.

C’est dans ce même piège que les Américains étaient tombés. Plusieurs d’entre eux se sont fortement endettés afin de maintenir un mode de vie plus élevé que leurs moyens. Bien des banques américaines ont encouragé cette inclinaison des Américains, car plusieurs de ces Américains ont obtenu des approbations de crédit qui n’auraient pas dû être émises. Probablement que, pour plusieurs personnes, obtenir l’accord d’un prêt était la preuve que leur décision avait un certain sens.

On reconnaît ici un trait de la nature humaine : plusieurs prennent tout ce qu’ils peuvent, tout simplement parce qu’on le leur permet.

Avec du recul, nous pouvons conclure que ce n’était pas vraisemblablement pas une coïncidence qu’aux États-Unis, les surendettements des villes, des États, des banques et celles des citoyens américains sont toutes survenues en même temps. Le crédit
était ouvert, et, de bas en haut de la société, tous ont touché au crédit, sans penser aux conséquences qui les attendaient.

Après coup, certains banquiers s’indignent devant le manque de discipline financière des personnes qui ont manqué à leurs obligations financières. De l’autre côté, les gens sont outrés de voir des banquiers se verser d’énormes primes après avoir créé des produits de crédit si risqués qu’ils ont été l’étincelle de l’une des plus importantes crises économiques de l’histoire américaine.

La leçon que nous devons en tirer est qu’il faut inspecter notre usage personnel du crédit. Il en va de notre responsabilité. Ce n’est pas parce qu’une institution financière nous accorde un prêt que l’on devrait le contracter. Peu importe à qui revient le blâme, si nous sommes en train d’outrepasser notre limite raisonnable d’endettement, c’est nous qui en paierons le prix.

J’ai rédigé le présent commentaire afin de vous donner mon avis sur différentes solutions et considérations en matière d’investissement susceptibles d’être pertinentes pour votre portefeuille de placements. Ce commentaire reflète uniquement mes opinions et peut ne pas refléter celles de Banque Nationale Groupe financier. En exprimant ces opinions, je m’efforce d’appliquer au mieux mon jugement et mon expérience professionnelle du point de vue d’une personne appelée à suivre un vaste éventail de placements. Par conséquent, le présent rapport représente mon opinion éclairée et non une analyse de recherche produite par le Service de recherche de la Financière Banque Nationale.


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