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Les 4 mythes de la planification financière

23 octobre 2015 | La rédaction | Commenter

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Le quart des Québécois seulement ont établi un plan financier avec l’aide d’un professionnel, révèle un sondage réalisé par Léger pour la Banque Laurentienne. Et sans même parler de faire la démarche de rencontrer un planificateur financier, plus du tiers de la population n’a même pas établi par écrit un quelconque plan de finances personnelles.

À la lumière de ce coup de sonde publié hier, la Banque Laurentienne a identifié ces 4 mythes qui ont la vie dure aux yeux de vos clients.

1. LA RETRAITE DORÉE

Le fait de pouvoir compter sur une retraite dorée fait rêver beaucoup de Québécois. C’est en effet la principale raison (46 %) qui les pousse à établir un plan financier par écrit, avec l’aide d’un professionnel ou non. En second lieu vient l’achat d’une propriété (31 %). Bien que ce soient des projets à long terme exigeant une grande rigueur financière, l’écriture d’un plan financier ne devrait pourtant pas se résumer à ces seuls projets.

« Avant de penser à ses vieux jours, il y a beaucoup d’autres étapes qui demandent qu’on regarde plus attentivement sa situation financière, affirme par voie de communiqué Guylaine Dufresne, directrice principale, Investissement et Planification financière à la Banque Laurentienne. Les premiers revenus d’emploi, une dette d’études, la naissance d’un premier enfant ou encore un héritage sont aussi des projets qui devraient inciter à prendre ses finances en main de façon structurée. »

2. LES CONSEILS, C’EST POUR LES RICHES

L’enquête démontre que ce sont les personnes dont le ménage a des revenus de 100 000 $ et plus qui ont le plus recours à un professionnel (34 %) pour établir un plan pour leurs finances personnelles. Inversement, les Québécois dont le ménage a des revenus de moins de 40 000 $ sont les plus nombreux (44 %) à affirmer ne pas avoir de plan par écrit.

Et ce ne devrait pas être le cas, selon Mme Dufresne, planificatrice depuis plus de dix ans.

« Tous les Québécois, quels que soient leurs revenus, ont tout intérêt à recourir à l’aide d’un professionnel afin d’atteindre leurs objectifs, estime-t-elle. Les professionnels sont les mieux outillés pour adapter les stratégies à la situation de chacun. »

3. « PAS DE BUDGET, PAS DE PLAN »

Les mythes ont la vie dure, particulièrement auprès des gens qui n’ont pas assez d’épargnes. Pourquoi le tiers des Québécois n’ont-ils pas de plan financier? Parce que leur budget est trop serré, affirment 41 % d’entre eux.  Et si un plan en bonne et due forme les aidait justement à avoir une meilleure compréhension de leur situation?

« C’est un mythe que les personnes avec un budget serré ne peuvent pas faire de plan, soutient Guylaine Dufresne. En se prenant en main et en posant des gestes simples, ils risquent fort d’améliorer leur santé financière. »

4. LE PLAN DANS SA TÊTE

Trop de Québécois ne croient pas en la nécessité de transposer leurs idées sur papier. Parmi tous ceux qui n’ont pas de plan écrit, trois sur dix affirment que leur plan est dans leur tête. Or, un plan financier doit être réfléchi, mesuré et surtout jeté sur papier, rappelle l’experte en planification financière.

« Si les gens veulent se mettre en forme, ils ont plus de chance d’y parvenir avec un entraîneur et un plan personnalisé, illustre-t-elle. Le même principe s’applique avec les finances : avec l’aide d’un conseiller et un plan réfléchi et adapté à leurs besoins, les individus mettent toutes les chances de leur côté pour atteindre leurs objectifs avec succès. »

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