A A A
Épargne

Les 5 conseils que la génération Y ne veut plus entendre

13 novembre 2015 | La rédaction | Commenter

  • commenter
  • envoyer
  • imprimer

Dans un article paru sur le site de BloombergBusiness mercredi, Ethan Bloch, 30 ans et fondateur de Digit, un algorithme permettant « d’épargner sans y penser », fait une liste des cinq pires conseils financiers que l’on prodigue trop souvent, selon lui, aux membres de la génération Y. Attention, ce qui suit pourrait en choquer certains…

1. « C’est important de trouver un boulot et d’ouvrir un régime d’épargne-retraite à la minute même où vous terminez les études »

Oh que non! Selon Ethan Bloch, il est en réalité bien plus important de consacrer du temps à la réflexion : que vais-je faire de ma vie? De combien d’argent aurai-je besoin? Comment puis-je augmenter mes revenus potentiels? Voilà le genre de démarche à laquelle les jeunes gens devraient consacrer leurs énergies…

Même le remboursement de sa dette d’étude ne presse pas, selon lui. Contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, personne ne va aller en enfer parce qu’il ne s’en est pas acquitté dans les trois ans! L’important selon lui, c’est de sortir de la zone de peur.

2. « Avoir une carte de crédit dès la sortie de l’école est une mauvaise idée »

Pas nécessairement, estime Ethan Bloch, qui a reçu sa première carte de crédit à l’âge de 11 ans seulement. « Prenez-en une dès que vous le pouvez », conseille-t-il. Il ajoute cependant que mieux vaut que la limite soit basse (500 $) et la rembourser régulièrement avec des paiements automatisés. En gardant une limite raisonnable, pas de danger de se ruiner.

3. « Le rêve américain implique d’acheter une maison »

Tout dépend de l’endroit où l’on vit, mais dans bien des cas, selon Ethan Bloch, il vaut mieux louer qu’acheter. Quoi qu’il en soit, avant de se mettre un tel projet sur le dos, il faut se demander si on le fait parce qu’on le désire vraiment. Ou parce que cette idée nous a été mise dans la tête par le gouvernement ou la génération précédente.

Il argue que les gens dans la vingtaine ne sont pas riches, mais qu’ils possèdent cependant une autre valeur inestimable, soit celle de ne pas avoir d’attaches et d’ainsi pouvoir prendre plus de risques. À mesure que l’on vieillit, cette option devient un peu moins réaliste, donc acheter le plus rapidement possible est-il vraiment la chose à faire pour les jeunes? questionne-t-il.

4. « Dès le diplôme en poche, il faut se constituer un bas de laine »

Faux, estime le jeune entrepreneur. Il rappelle que quiconque entre dans une entreprise ayant un régime de retraite dispose déjà de ce bas de laine nécessaire en cas de coup dur. Certes, il y a des pénalités, mais il est toujours possible de débloquer l’argent avant l’âge de la retraite. Les professionnels de la finance détestent qu’on le rappelle, mais c’est la simple vérité, argue-t-il.

5. « Investir, c’est difficile… et les actions sont très attirantes »

En réalité, c’est très simple d’investir, explique celui qui a inventé un système permettant de virer automatiquement de l’argent d’un compte chèque à un compte épargne lorsque le solde dépasse une somme déterminée. Ethan Bloch estime que beaucoup de gens de l’industrie ont des motivations cachées et qu’il est de leur intérêt de faire croire en la complexité de la chose, afin de vendre des produits.

Il conseille aux gens de sa génération, qui sont nombreux selon lui à se détourner de la Bourse, de placer régulièrement de l’argent dans un fonds indiciel, et de vivre leur vie sans ne plus y penser. « Si la productivité augmente, l’économie se portera bien. Et alors, sauf en cas de guerre nucléaire ou d’un astéroïde réduisant la planète en poussière, le capital augmentera à un rythme raisonnable jusqu’à la fin de votre vie », croit-il.

Et au cas où la teneur de ses propos n’était pas assez claire, M. Bloch dit que pour arriver à épargner, les membres de la génération Y n’ont surtout pas besoin d’un conseiller ou d’un planificateur financier! Ouch…

La rédaction vous recommande :

Loading comments, please wait.
Rogers médias numériques