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Les 86 Canadiens les plus riches pourraient s’offrir le Nouveau-Brunswick

4 avril 2014 | Rémi Maillard | Commenter

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Les 86 Canadiens les plus fortunés auraient les moyens d’acheter la province du Nouveau-Brunswick, et ce, sans même épuiser leurs ressources financières, indique une étude publiée hier par le Centre canadien des politiques alternatives (CCPA)

Dans Outrageous Fortune: Documenting Canada’s Wealth Gap (en anglais seulement), l’organisme révèle que le groupe des 86 Canadiens les plus riches a vu sa valeur nette grimper de 118 milliards en 1999 à 178 milliards en 2012, soit une hausse de 51 % (en dollars de 2012).

«Ce groupe ne représente que 0,002 % de la population, mais il a amassé une telle fortune qu’il pourrait acheter absolument tout ce que chaque Néo-Brunswickois possède : autos, maisons, terrains, actions, obligations, fonds de pension et régimes enregistrés d’épargne retraite, bijoux et mobilier », affirme David Macdonald, économiste principal au CCPA.

Les faits saillants de l’étude :

  • Les 20 % de Canadiens les plus riches reçoivent presque 50 % de tous les revenus, en matière de revenus des familles. Ils possèdent également 70 % de tous les avoirs au pays.
  • En 2012, les 86 Canadiens les plus riches détenaient autant de ressources financières que les 11,4 millions de Canadiens les moins nantis.

« Ces richissimes Canadiens ont fait fortune dans la plupart des cas en produisant des actifs, ou encore par l’entremise de transactions immobilières ou d’entreprises, précise David Macdonald. Quand ils obtiennent des gains en capital sur leurs transactions, ils paient moitié moins d’impôt qu’un contribuable ne paierait sur un salaire annuel du même montant. »

Taxer les revenus les plus élevés

Pour réduire le fossé de la richesse au pays, l’étude du CCPA recommande un plus haut taux d’inclusion sur les gains en capital et des taux d’imposition supérieurs sur les revenus les plus élevés.

« Peu de mesures fiscales taxent directement la richesse au Canada. Un taux d’inclusion plus équitable et juste pour les gains en capital contribuerait à freiner l’accumulation de ressources financières dans les poches des seuls Canadiens les plus riches et redirigerait une part de ces bénéfices vers la majorité de la population », conclut David Macdonald.

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