A A A

Les baisses d’impôt n’aident pas à améliorer la productivité

25 octobre 2006 | Commenter

  • commenter
  • envoyer
  • imprimer

(25-10-2006)« Des gens d’affaires et des journalistes établissent rapidement un lien entre la croissance de l’économie et les baisses d’impôt. C’est une grave erreur », a indiqué Dale Orr, économiste en chef de la firme Global Insight, dans une étude publiée lundi dernier.

Dale Orr souligne que des mesures comme la réduction de 1 % du taux de TPS contribuent de manière marginale à accroître la productivité. En revanche, l’amélioration du réseau routier, particulièrement en direction des États-Unis, et l’accès pour les Canadiens à une meilleure instruction sont deux mesures efficaces qui renforceraient réellement l’économie canadienne.

Il exhorte le gouvernement Harper à aller rapidement de l’avant avec des investissements de cette nature. « Si nos politiques en matière de productivité ne changent pas, le niveau de vie des Canadiens continuera de se situer à 85 % de celui des Américains au cours des cinq prochaines années », a-t-il précisé.

L’économiste croit que des mesures encourageant la productivité hausseront le niveau de vie des Canadiens de 2,8 %(environ 1 150 $ per capita)à 41 840 $ au bout de cinq ans. Cela représenterait 86,7 % du niveau de vie des Américains.

À court terme, des investissements dans le réseau routier réduira le coût de transport des marchandises vers les États-Unis. À plus long terme, l’amélioration de la qualité de l’instruction et des programmes de formation aura un impact positif significatif sur la position concurrentielle du Canada.

Dale Orr croit cependant que le gouvernement Harper hésitera à appliquer de telles mesures. En effet, dit-il, les conservateurs ont déjà dépensé des milliards de dollars afin de financer la baisse de la TPS et les crédits d’impôt pour l’inscription des enfants à un programme d’activité physique. De plus, le déclenchement hâtif d’élections fédérales reléguerait ces mesures aux calendes grecques.

Pour Dale Orr, un ministre des Finances qui voudrait aller de l’avant avec une politique soutenant l’accroissement de la productivité au pays devrait demeurer en poste jusqu’en 2011.

Loading comments, please wait.